Manu Carreño critique sévèrement Munuera Montero : « Pourquoi fait-il partie d’une entreprise qui sert des clubs, des fédérations, l’UEFA…? »

L'arbitre qui a expulsé Jude Bellingham pour avoir dit "fuck off" fait l'objet d'une enquête par la RFEF en raison de son affiliation avec l'entreprise Talentus Sport Speakers SL, dont il est copropriétaire.

José Luis Munuera Montero est l’homme de la semaine. Pour le meilleur ou pour le pire, depuis que l’arbitre a expulsé Jude Bellingham, interprétant « fuck you » à la place de « fuck off » lors du match contre Osasuna, il a été sous le feu des critiques.

La polémique autour de l’arbitrage du Real Madrid

La série de controverses que connaît le Real Madrid en ce qui concerne l’arbitrage en La Liga fait parler. Deux semaines après avoir publié un communiqué se plaignant du match contre l’Espanyol, où il était estimé que Carlos Romero aurait dû être expulsé pour une faute sévère sur Kylian Mbappé, joueur qui a plus tard décidé du sort du match, la situation s’est encore dégradée.

Enquête sur Munuera Montero

Suite à l’erreur dans le rapport arbitral du match Osasuna-Real Madrid, Munuera Montero semble faire face à une sorte de persécution, avec une enquête initiée par la Fédération Royale Espagnole de Football, comme l’a officiellement annoncé la RFEF, concernant un possible conflit d’intérêts. En effet, il est apparu que Munuera Montero est associé propriétaire de Talentus Sport Speakes SL., une entreprise de conseil sportif ayant pour clients des organismes tels que la Liga, l’UEFA, la RFEF, ou encore des clubs comme l’Atlético de Madrid et Manchester City.

Réactions dans le monde médiatique

De nombreux journalistes ont réagi à cette affaire, mais aucun n’a probablement été aussi virulent que Manu Carreño dans son émission ‘El Larguero’ mardi soir, où il a explosé de colère. Munuera Montero a publié un communiqué dans lequel il affirme n’avoir perçu aucun argent ni facturé les entreprises à qui il aurait offert ces services. Carreño a remis en question son intégrité en déclarant : « Et cela me fait une belle jambe ! Il existe de nombreuses manières de facturer dans la vie », ajoutant qu’il n’était pas certain si Munuera Montero avait facturé ou non, mais qu’il n’aurait pas dû se mettre dans une telle situation.

Carreño a continué son plaidoyer en exprimant son doute quant à la transparence de l’arbitrage : « Un club a-t-il demandé conseil à la société de Munuera Montero et a-t-il été arbitré par lui le dimanche suivant ? Même s’il n’a rien facturé, pouvons-nous croire en la probité de l’arbitrage ? On ne peut être à la fois juge et partie. C’est un conflit d’intérêts, une question éthique. Bien qu’il n’ait peut-être pas enfreint la loi, il se doit de clarifier s’il a presté un quelconque service à un club de Première Division, même si ce ne fut pas facturé. » Munuera Montero a également affirmé sur El Partidazo de la Cadena Cope n’avoir jamais reçu d’argent d’une entité sportive et envisage de prendre des mesures légales contre ceux qui le diffament.

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