Rayo / Vallecas, brinquebalant mais imprenable

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Quatre matches, quatre victoires. Depuis le début de saison, se déplacer à Vallecas équivaut à une défaite. Le stade du Rayo est certes vétuste mais il n’y a pas que ses fondations qui tremblent. Le Barça pourra-t-il repartir avec un succès dans l’antre de la Franja ?

L’image avait fait sourire devant une méthode aussi improbable. Alors que les conditions de sécurité de stade de Vallecas sont sujettes à caution, un employé de la mairie…. saute sur le béton pour vérifier s’il ne se fissure pas. C’était en 2017 et 4 ans plus tard, l’enceinte est toujours en travaux. Une habitude depuis 2012, lorsque l’Inspection Technique des Édifices (ITE) a rendu un avis défavorable et réclamé une modernisation des installations. En 2015, la mairie de Madrid s’est substituée à la Comunidad, propriétaire du stade, pour effectuer une première salve d’amélioration. Une deuxième a eu lieu courant 2017-2018 pour une somme avoisinant les 2M€. La remontée en Liga a inévitablement enclenché le début d’une nouvelle action qui doit se dérouler en deux temps, la seconde moitié étant prévue pour 2022. La FASE 1 s’est déroulée dans l’urgence l’été dernier.

« Nous devons réaliser une série d’améliorations exigée par LaLiga : éclairage, pelouse, axes des caméras. Si nous n’y parvenons pas, il est possible que le Rayo ne puisse pas concourir. Nous faisons tout ce que nous pouvons pour que cela se fasse en juillet et en août. S’il le faut, on travaillera deux fois plus »
Rául Martín Presa, président du Rayo, dans Marca, le 26 juin 2021

By Icon Sport

3 buts de moyenne à Vallecas !

Refaire la pelouse n’a certainement pas été un investissement vain. Pour le grand retour parmi l’élite lors de la 3e journée, le Rayo a éparpillé Granada façon feu d’artifices : 4-0. Pour les grands débuts de Radamel Falcao, c’est Getafe qui plie, avec en prime un but du Colombien (3-0). Puis c’est au tour de Cádiz (3-1). Ill y a 10 jours, Elche pensait avoir fait le plus difficile en ouvrant le score au quart d’heure de jeu : encore loupé. Les Ilicitanos sont eux-aussi repartis de Vallecas avec une défaite (2-1).

« Le rôle de Vallecas et des gens sera fondamental. Nous les remercions énormément. Contre Elche, c’était spectaculaire. Je suis déjà venu ici comme joueur et tu sais que c’est un avantage fondamental à domicile »
Andoni Iraola avant la réception du FC Barcelone, le 26 octobre 2021

Malgré une défaite au Benito-Villamarín contre le Betis (3-2), la Franja affiche une confiance accrue au moment de retrouver son antre à 3 tribunes. Pour cette journée en milieu de semaine, c’est un Barça en proie aux doutes et perclus de forfaits (Pedri, Frenkie de Jong, Ansu Fati) qui débarque à Vallecas. Plus que jamais, l’affaire est jouable. Le dernier grand fait d’arme est d’avoir pris la possession à l’époque où Paco Jémez et Tata Martino étaient les entraîneurs (et perdu 4-0) après plus de 5 ans de mainmise absolue blaugrana dans ce secteur de jeu.

« Évidemment, ce sont eux les favoris. Quand tu vois les statistiques du Rayo qui ne leur prend pas un point depuis 20 ans et quand tu vois les miennes comme joueur… Il faut faire les choses extraordinairement bien. Nous avons été proches de leur faire peur en Copa la saison dernière. Mais la sensation que nous avons est que nous devons être bien meilleur que l’an dernier. Je crois que nous sommes meilleurs que la saison dernière et qu’ils ne sont pas aussi supérieurs »
Andoni Iraola en conférence de presse d’avant-match, le 26 octobre 2021

Huitième du championnat avec deux points d’avance sur un Barça qui compte un match en moins, le Rayo a fait de Vallecas une forteresse qui tangue de tous les côtés mais qui tient, on se sait trop comment. Une allégorie d’un club qui réalise des prouesses dans un contexte institutionnel et économique complexe.

François Miguel Boudet

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