Getafe / L’histoire ne repasse pas les plats

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Cinq matches et 5 défaites : tel est le bilan catastrophique de Getafe depuis le début de saison. Le retour de Míchel est un échec et, au moment de recevoir l’Atlético de Madrid, on voit mal comment les Azulones pourraient ne pas descendre.

Le sourire de Falcao tranche avec les mines dépitées de ses adversaires. Le Tigre a réussi son retour en Liga en clôturant la marque : Rayo 3, Getafe 0. A Vallecas, les Azulones ont sombré. Une nouvelle fois. Avec un seul but inscrit en 5 rencontres, les failles de la dernière campagne de José Bordalás n’ont pas été comblées. Contre le Rayo, Enes Ünal aurait pu tout changer mais son coup franc à la 1re minute s’est fracassé sur le poteau. Son penalty manqué, quand le sort du match était scellé, est emblématique de ce manque de réalisme. Tout indique que le club de la banlieue Sud de Madrid descendra, du moins tant que Míchel restera en poste. Le coup du revival a fait long feu.

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Facilité coupable

Incriminer Míchel à 100% serait très exagéré. L’ancien Merengue a récupéré un groupe en bout de course qui avait déjà montré de très grands signes de lassitude la saison dernière. Après avoir retrouvé la Ligue Europa, la saison 2020-2021 a été longue, fastidieuse. Une défense moins solide, une attaque en berne : le Getafe de Bordalás arrivait à sa fin. Il fallait donc repartir sur de la nouveauté. Or le président Ángel Torres a privilégié la sécurité. En faisant revenir un entraîneur qui avait réussi plutôt que de choisir Diego Martínez, un temps annoncé, il paye l’option de la facilité.

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Des progrès invisibles

Paradoxalement, c’est contre le FC Barcelone que Getafe a été le meilleur. Capables de gêner le milieu blaugrana, de combiner en attaque et de prendre la défense en défaut grâce à une combinaison d’ex-Masians Carles Aleñá et Sandro Ramírez, les Azulones ont pu proposer du jeu. Mais le concept de défaite encourageante ne suffit pas. Après avoir perdu en ouverture contre Valencia après avoir évolué tout le match supériorité numérique, le doute persistait quant à la capacité de Getafe à souffrir et à prendre des points. Peu gâté par le calendrier (Valencia, Barça, Séville), le club devait se reprendre contre Elche à domicile et contre le Rayo. Face aux Ilicitanos, la dernière action du match a été fatale. Contre les Franjirrojos, il n’y a pas eu match. Andoni Iraola a dominé de bout en bout Míchel, proposant du mouvement, du déséquilibre, du réalisme, exactement tout ce que n’est pas le Geta.

À trop attendre…

Bien acheter est un talent, bien vendre l’est tout autant. Jouer à Getafe n’est pas un accomplissement mais un tremplin. Il s’agit donc de proposer un certain turn-over, un renouvellement de l’effectif chaque saison tout en réalisant des plus-values conséquentes. En voulant conserver coûte que coûte plusieurs éléments au potentiel financier évident comme Djené Dakonam et Mauro Arambarri, le président azulón a fait dégringoler leur cote. Et en cas de descente, ce sera encore pire. Si le rival Leganés est retombé en división de plata en 2020, il est au moins parvenu à faire payer le prix fort à Séville et au Barça pour ses deux principaux actifs qu’étaient Youssef En-Nesyri et Martin Braithwaite. En ne vendant pas, Getafe a manqué l’opportunité de se renforcer, notamment en attaque, dans la mesure où JJ Macías doit encore s’adapter au championnat espagnol et que Jaime Mata et Enes Ünal n’ont pas le rendement requis. En manque d’inspiration et de régénération, Getafe est déjà dans l’urgence. Peut-être même est-il déjà trop tard.

François Miguel Boudet

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