ūüéô Interview – Damien Perquis : ¬ę¬†Lewandowski, c’est l’attaquant moderne avec les caract√©ristiques du 9 √† l’ancienne¬†¬Ľ

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Damien Perquis - 08.06.2012 - Pologne / Grece - Euro 2012 - Varsovie (Pologne)

Ancien joueur du Betis, international polonais et consultant pour BeIN Sports, Damien Perquis est l’homme de la situation pour √©voquer cet Espagne-Pologne qui vaut tr√®s cher. L’ancien d√©fenseur central, actuellement en charge de la r√©serve du Gaz√©lec, revient sur son parcours chaotique chez les Verdiblancos, le r√™ve r√©alis√© de jouer pour le pays de sa grand-m√®re et les aventures du perroquet de Geoffrey Kondogbia.

Damien Perquis, vous êtes international polonais et ancien joueur du Betis. Justement, comment vous êtes-vous retrouvé à Heliópolis ? 

Apr√®s l’Euro 2012, j’ai re√ßu l’appel d’un agent qui n’√©tait pas le mien. Il m’a expliqu√© que depuis la comp√©tition, j’√©tais suivi en Espagne, principalement par le Betis et Mallorca. Je suis all√© au Betis car Vlada Stosic, le directeur sportif de l’√©poque, m’avait rep√©r√©.

Le Betis est un club immense en Espagne mais il est toujours entre deux crises et vous avez pu en être témoin. 

Effectivement, lors de ma 2e saison, on descend en Segunda. On s’√©tait qualifi√© pour la Ligue Europa, on a fait un beau parcours mais on avait √©prouv√© des difficult√©s en championnat. Par le pass√©, le Betis a eu des mauvaises gestions, il y avait des probl√®mes en coulisses. Descendre avait √©videmment √©t√© une grande d√©ception.

Vous avez tout de m√™me eu l’opportunit√© de voir le Benito-Villamar√≠n en feu quand l’√©quipe gagne.

Pour moi, l’afici√≥n du Betis est la plus belle d’Espagne, tout simplement. Il y a une communaut√© √©norme dans tout le pays et √† chaque d√©placement, nous avions beaucoup de supporters avec un parcage rempli, l’effervescence √† l’h√ītel. Il y a une identit√© et une institution Betis dans toute l’Espagne. Et quand le stade est rempli, c’est magnifique !

Vous avez joué avec deux légendes du Betis et qui jouent encore à près de 40 ans : Jorge Molina et Rubén Castro. Ça ne vous fait pas envie ? 

Non, pas sp√©cialement parce qu’eux sont encore capables d’√™tre physiquement au niveau. Moi, j’ai d√Ľ arr√™ter en partie parce que j’√©prouvais des difficult√©s. M√™me √† l’entra√ģnement, je sentais que j’√©tais moins bien. Il faut savoir s’arr√™ter et ne pas faire l’ann√©e de trop et ma derni√®re saison a √©t√© chaotique au Gaz√©lec.

¬ę¬†√† s√©ville, Si quelqu’un n’a qu’un euro dans la poche, il pr√©f√®re t’offrir une bi√®re plut√īt que de se la payer pour lui. Cette g√©n√©rosit√© m’a beaucoup marqu√© et C’est un √©tat d’esprit commun √† toute la ville¬†¬Ľ.

On imagine que vos blessures vous ont frustr√© quant √† votre passage √† Betis. Vous n’avez pas √©t√© √©pargn√©.

C’est certain car le Betis est un club qui me correspond au niveau de l’√©nergie, des supporters, de cet enthousiasme. Je me suis bless√© avec la s√©lection et j’ai perdu 2 mois √† cause d’une d√©chirure. Quand je suis revenu, je souffrais du dos. En fin de saison, j’ai eu un morceau du ligament de la cheville arrach√©. Et la 2e saison a aussi √©t√© compliqu√©e.

Vous pensez que votre corps vous a fait passer la note apr√®s vos efforts pour √™tre disponible pour l’Euro ?¬†

Je pense, car √ßa avait √©t√© √©motionnellement tr√®s dur. Je m’√©tais impos√© un gros travail physique pour revenir √† temps. Avant l’Euro, j’avais eu une blessure (quintuple fracture au coude et √† l’hum√©rus, ndlr) qui devait me prendre entre 4 et 6 mois pour retrouver le terrain. Apr√®s √ßa, je n’ai pas envie de dire qu’il y a eu un rel√Ęchement parce que ce serait faux mais j’avais envie de savourer et je l’ai peut-√™tre un peu trop savour√©.

Votre coach a √©t√© Pepe Mel, un nom bien connu en Espagne. Il est r√©put√© pour son leadership, ses missions sauvetage et c’est aussi lui qui a lanc√© Pedri √† Las Palmas. Est-ce que son image d’homme √† poigne charismatique le d√©finit ?

C’est un entra√ģneur qui est tr√®s bon dans le management, il a confiance dans sa philosophie de jeu. Moi, je n’√©tais pas un de ses √©lus. En fait, Vlada Stosic m’a vendu le projet en me disant que Pepe Mel me voulais. Or je me rends compte que je ne suis pas dans ses petits papiers. Il a donc fallu que je travaille deux fois plus et avec les blessures qui sont arriv√©es… Pour autant, c’est un entra√ģneur dont je respecte la philosophie. C’√©tait port√© sur l’offensive et il avait cette facult√© √† sortir beaucoup de jeunes. Il a lanc√© √Ālvaro Vadillo qui joue √† l’Espanyol aujourd’hui et Alejandro Pozuelo qui est actuellement √† Toronto et qui a fait une belle carri√®re en Belgique.

La vie à Séville permet de compenser les mauvais moments dus aux blessures notamment ? 

S√©ville est la plus belle ville d’Europe que j’ai pu visiter, y compris au niveau des gens. Si quelqu’un n’a qu’un euro dans la poche, il pr√©f√®re t’offrir une bi√®re plut√īt que de se la payer pour lui. Cette g√©n√©rosit√© m’a beaucoup marqu√© et c’est un √©tat d’esprit commun √† toute la ville. En revanche, ce n’est pas parce que j’ai √©t√© bless√© que j’ai eu plus l’occasion d’en profiter. Bien au contraire, j’√©vitais de sortir car les supporters sont tellement passionn√©s, c’√©tait la crise, il y avait beaucoup de ch√īmage, alors que j’√©tais pay√©. J’avais beaucoup de mal avec le regard ext√©rieur. Dans mon jardin, avec la chaleur, le soleil, j’√©tais au top, mais la deuxi√®me ann√©e, on √©vitait de sortir par rapport √† la pression populaire. On ne faisait pas de bons matches et cela se ressent en ville. J’avais des adresses o√Ļ je me permettais d’aller car je savais que ce ne serait pas hostile, pas au niveau des remarques mais plut√īt au niveau des regards o√Ļ on ressentait de la tension. Le Betis allait mal et on √©tait les fautifs.

√Čternel d√©bat : y a-t-il plus de B√©ticos que Sevillistas ?

Il y a plus de B√©ticos ! Malgr√© les blessures, j’ai tout de m√™me des souvenirs. Le plus grand, c’est le Gran Derbi en Ligue Europa. Apr√®s la qualification √† Kazan, on tombe contre Sevilla en 1/8. En plus, c’√©tait en format aller-retour, c’√©tait exceptionnel. On va gagner l√†-bas mais malheureusement on perd au retour et au je me claque au bout de 20 minutes. Finalement, c’√©tait un peu le r√©sum√© de ma vie √† S√©ville.

C’est l’heure de la question fatidique : c’est quoi cette histoire de perroquet avec Geoffrey Kondogbia ?

Geoffrey jouait √† Sevilla et il m’appelle un soir pour me dire qu’il signe √† Monaco et qu’il doit partir. Il me demande de nourrir son perroquet. Comme on habitait dans la m√™me r√©sidence, il me ram√®ne la cage, je la mets dans le sous-sol. Sauf que son perroquet est tr√®s malin, il sait ouvrir la porte de la cage. Du coup, il s’est envol√© dans le garage. La premi√®re fois, on avait r√©ussi √† le rattraper…mais pas la deuxi√®me ! Il est parti voler dans les arbres de la r√©sidence ! On avait appeler quelqu’un qui avait pu le r√©cup√©rer et puis Geoffrey l’a ensuite emmen√© √† Monaco et lui l’a ensuite d√©finitivement perdu.

Damien Perquis – 05.12.2014 – Real Betis / Almeria – Coupe du Roi – Photo Icon Sport

¬ę¬†Je me suis entra√ģn√© sur le terrain de La Cartuja pendant 3 mois avec le Betis. il faut le dire : cette pelouse est vraiment une merde !¬†¬Ľ

Cet Espagne-Pologne a tout du match de la mort entre les deux équipes a priori favorites du groupe mais qui ont connu des contre-performances lors du premier match. Malheur au vaincu ? 

M√™me avec la possibilit√© de passer au titre de meilleur 3e, il faut partir du principe qu’il faut au moins une victoire pour y pr√©tendre et ne pas avoir une diff√©rence de buts n√©gative. La Pologne a perdu contre la Slovaquie et le carton rouge re√ßu par Grzegorz Krychowiak prive l’√©quipe d’un tr√®s bon joueur car il conna√ģt tr√®s bien le football espagnol puisqu’il a jou√© √† Sevilla. C’est le match √† ne pas perdre, l’Espagne est favorite, √ßa complique la t√Ęche.

Sans parler de la pelouse !

Je me suis entra√ģn√© sur le terrain de La Cartuja pendant 3 mois avec le Betis et il faut le dire : cette pelouse est vraiment une merde ! Je ne comprends pas comme on peut faire jouer l’√©quipe nationale l√†-dessus. C’est d’ailleurs √ßa qui fait que l’Espagne n’a pas √©t√© flamboyante. J’aurais aim√© voir ce match au S√°nchez-Pizju√°n ou au Benito-Villamar√≠n. Elle aurait pu jouer √† Madrid, dans de plus beaux stades pour lui permettre de mieux jouer.

La star de la Pologne, c’est Robert Lewandowski. Vous l’avez c√ītoy√© lors de l’Euro 2012. Il √©tait d√©j√† cot√© mais il y avait aussi des histoires de brouilles avec ses co√©quipiers et compatriotes au Borussia Dortmund, √ßa se ressentait en s√©lection ?¬†

Lewy est quelqu’un de tr√®s introverti mais √† l’√©poque, j’avais d√©j√† dit qu’il figurerait parmi les meilleurs buteurs du monde.¬†Il y avait des bisbilles au Borussia Dortmund, notamment avec Jakub BŇāaszczykowski et ŇĀukasz Piszczek qui √©taient arriv√©s avant lui. Lewy venait du Lech Poznan et s’√©tait plut√īt rapproch√© des Allemands. Je ne me suis surtout pas m√™l√© de leurs histoires.

M√™me s’il n’a pas eu d’opportunit√© contre la Slovaquie, on a l’impression persistante qu’il y a de moins en moins de profil comme le sien, avant tout buteur de surface.

Maintenant, on trouve plus d’attaquants qui ont tendance √† d√©crocher, du style de Karim Benzema, ou qui cherchent la profondeur. On peut par exemple voir avec l’Italie qu’il n’y a pas un 9 de classe mondiale. Certes, Ciro Immobile marque beaucoup en Serie A mais on voit qu’il p√™che un peu avec la Nazionale. L’Angleterre a Harry Kane qui correspond davantage √† ce 9 de surface. C’est vrai que les profils ont √©volu√© et Lewy est un attaquant tr√®s complet, capable de d√©crocher, d’√™tre tr√®s agile malgr√© sa grande taille. Je me rappelle d’un but qu’il avait inscrit contre le Real Madrid : en pleine surface de r√©paration, il avait pu se retourner, frapper et marquer. C’est l’attaquant moderne qui a conserv√© les caract√©ristiques du 9 √† l’ancienne.

Avec sa femme, il a aussi élaboré un suivi nutritionnel inédit.

Son √©pouse Anna est une ancienne karat√©ka professionnelle (deux fois m√©daill√©e europ√©enne, ndlr) et elle a mont√© une marque de compl√©ments alimentaires, de barres de c√©r√©ales. De ce que j’ai pu observer, elle a toujours √©t√© aux petits soins pour lui, comme s’il s’agissait de son propre corps. Il a une hygi√®ne de vie irr√©prochable.

Il s’autorise m√™me √† commencer ses repas par le dessert !¬†

(Rires) Comme quand on faisait les repas invers√©s √† la cantine quand on √©tait petit ! C’est particulier mais c’est un mode de vie et d’alimentation qu’il respecte.

Aymeric Laporte est s√©lectionn√© avec l’Espagne. Est-ce que vous voyez des points de vue avec votre propre parcours et celui de Ludovic Obraniak en s√©lection ?¬†

Je ne vois pas de vraies similitudes parce que Laporte est en Espagne depuis qu’il est tr√®s jeune, il parle tr√®s bien espagnol, aussi bien que le fran√ßais. Avec Ludo, nous n’avions pas cet avantage. Par exemple, ma grand-m√®re comprenait le polonais mais elle ne le parlait plus trop. Nous n’avons pas eu ces bases-l√† et c’√©tait compliqu√©. Heureusement que Krycho nous a beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup aid√©s. Il fallait utiliser l’anglais et comme l’essentiel des joueurs √©voluait en Pologne et ne le parlait pas, ce n’√©tait pas simple non plus. L√† o√Ļ on peut rejoindre le cas de Laporte, c’est par rapport √† son int√©gration au sein d’une √©quipe qui se conna√ģt d√©j√† et aussi parce qu’il vient d’arriver et qu’il prend la place d’un autre.

Vos exemples restent plut√īt rares en Europe.

La Pologne est un pays tr√®s nationaliste, tr√®s fier de ses origines. Il y a des mouvements d’extr√™me-droite qui √©taient oppos√©s. Mais c’√©tait aussi une ouverture aux fronti√®res. Les Polonais sont entr√©s dans les mŇďurs du monde actuel, ils ont vu des gens voyager et s’installer dans d’autres pays. Je savais que c’√©tait le terrain qui ferait la diff√©rence. Quand j’entrais sur la pelouse, je me disais que j’avais encore moins le droit √† l’erreur. Je partais du principe que je devais √† chaque fois faire un match plein. C’est ce qui m’a permis de me faire accepter au fur et √† mesure. Je voulais montrer que j’avais le niveau, que je ne prenais pas la place mais qu’on me mettait √† la place parce que j’avais fait de bonnes prestations.

DAMIEN PERQUIS – 12.06.2012 – Pologne / Russie – Euro 2012
Photo – Varsovie (Pologne)

¬ę¬†Quand ma grand-m√®re m’a dit qu’elle avait r√©alis√© son r√™ve et qu’elle ne me remercierait jamais assez… Elle √©tait tr√®s pudique mais quand tu vois cette immense fiert√©, tu te dis que tu as r√©ussi ta vie¬†¬Ľ

Emotionnellement, ça procure quelles sensations de représenter le pays de ses racines ? 

A titre personnel, c’est un projet que je nourrissais avec ma grand-m√®re depuis que j’avais 17 ans. Quand je commen√ßais avec les pros, elle me faisait √† d√©jeuner et on en discutait. Elle me disait qu’elle voulait retourner au pays, l√† o√Ļ ses parents ont v√©cu. Je n’√©tais pas encore international espoirs fran√ßais mais je lui disais que si on faisait tous les papiers, je pourrai jouer un jour pour la Pologne. On a mont√© le dossier, on s’est heurt√© √† des obstacles mais tout s’est bien termin√© puisque, outre ma participation √† l’Euro, ma grand-m√®re a pu retourner en Pologne pour la premi√®re fois de sa vie. Quand elle m’a dit qu’elle avait r√©alis√© son r√™ve et qu’elle ne me remercierait jamais assez… Elle √©tait tr√®s pudique mais quand tu vois cette immense fiert√©, tu te dis que tu as r√©ussi ta vie. C’est marqu√© √† vie et en parler aujourd’hui est d’autant plus √©mouvant qu’elle est partie r√©cemment. Ce qui m’avait marqu√© √† l’√©poque, c’est le manque d’ouverture de certains. Bien s√Ľr qu’il y a eu de l’opportunisme, je ne m’en suis jamais cach√© et qu’il y avait un Euro √† disputer en Pologne. Mais quand elle m’appelait, je me sentais fier de ce que je lui apportais. Quand l’hymne retentit, je pense √† ma grand-m√®re. J’ai jou√© cet Euro pour elle. Peut-√™tre que √ßa a d√©plu, mais moi je sais pourquoi je l’ai fait. Il faut bien comprendre que je n’avais pas √† me justifier sur mon sentiment d’appartenance parce que je l’ai toujours eu : ma grand-m√®re m’apprenait des petits mots en polonais, on mangeait polonais et je voyais ses amies polonaises. Je n’allais pas m’excuser de disputer l’Euro !

Votre famille est de quelle ville ?

Un petit village √† c√īt√© de Poznan. Quand elle y est retourn√©e, elle a retrouv√© le fils d’un cousin de sa m√®re. On a particip√© √† un film documentaire et les r√©alisateurs ont emmen√© ma grand-m√®re pour la filmer et c’est √† ce moment-l√† qu’elle a fait cette d√©couverte.

On a l’impression que votre histoire √©tait √©crite d’avance !

J’ai v√©cu √ßa comme un r√™ve. On sort d’un match contre la Gr√®ce, on est moyen, je manque l’occasion de la gagne, je n’√©tais pas bien. Mais ensuite, contre la Russie, je r√©alise peut-√™tre le plus beau match de ma carri√®re. Au bout de 15 minutes, j’ai un trou dans le tibia de la taille d’une pi√®ce de 20 centimes. Je retourne sur le terrain et je joue quitte √† ne plus pouvoir marcher √† la fin. Les gens et la presse ont eu une bonne opinion. Il restait le dernier match pour nous qualifier et m√™me si on n’y est pas parvenu, j’avais √©t√© bon. Je voyais ma grand-m√®re √† la fin de chaque rencontre et j’avais l’impression de l’avoir ramen√©e elle et toute ma famille dans le temps et l’√©poque de nos anc√™tres. M√™me sans la qualification, je l’ai v√©cu comme un conte de f√©e.

Et puis r√©ussir son meilleur match contre la Russie, c’est le bon moment pour √™tre appr√©ci√© !

Il y a une atmosph√®re… Un ami polonais venu de Troyes pour le match √©tait comme un dingue, il me disait que dans les gradins, les gens parlaient de moi. √áa m’a galvanis√©. Je me suis dit que tout ce que j’avais fait pendant 3 mois, √† Capbreton, sans ma famille, de m’√™tre fait op√©rer, de finir aujourd’hui avec un handicap du bras gauche que je ne peux pas compl√®tement d√©plier, je ne regrettais rien car j’ai v√©cu des choses extraordinaires.

Vous √™tes actuellement consultant pour BeIN Sports pendant l’Euro, sur La Cha√ģne L’Equipe, il y a Ludovic Obraniak : √ßa chambre un peu entre les deux internationaux polonais ?

(Rires) Non, pas du tout, je suis tr√®s content de ce qu’il fait. Ludo s’exprime tr√®s bien en plus, il a des id√©es, il dit ce qu’il pense, et franchement, il n’est pas d√©plaisant √† voir. Allez, je vais lui mettre un petit tacle : je pense que le coup de fourchette a √©t√© multipli√© !

Propos suscités par François Miguel Boudet

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