Liga / Lucas Olaza et le Celta Picsou de Vigo

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By Icon Sport - JOTA - Lucas OLAZA - Municipal de Balaídos - Vigo (Espagne)

Au Celta Vigo en ce moment, un sou est un sou. La preuve avec la gestion du cas Olaza lors de ce mercato. Le club de Vigo est tellement à la limite de son plafond salarial que pour offrir des recrues à son nouveau coach, Chacho Coudet, il doit d’abord dégraisser ou faire rentrer de l’argent. Aaron Martin est arrivé en prêt avec option d’achat grâce à la vente du jeune canterano Stefan Bajcetic à Liverpool. Augusto Solari a signé, mais on ne sait vraiment pas avec quels moyens. Et le Celta est toujours à la recherche d’un 9 depuis cet été. Sans marge de manœuvre à cause du plafond salarial donc. Mais alors que s’est-il passé ?

Beaucoup de problèmes, mais très peu finalement de solutions, voilà comment peut-on résumer la situation. Actuellement, le Celta Vigo paye des erreurs de casting qui se transforment en boulets au sein de l’effectif. Jorge Saenz en premier lieu. Arrivé à l’occasion de la vente de Maxi Gomez, le défenseur prêté par Valence n’a jamais joué, coûte de l’argent et prend de la place au sein du Celta. Prêté pour deux saisons, le club Che ne veut pas le reprendre, et le joueur n’est pas pressé de trouver un point de chute. Pareil pour un autre indésirable, David Costas. Le défenseur formé à Vigo, lancé en Liga par Luis Enrique à l’époque n’a jamais confirmé les espoirs placés en lui, souvent prêté sans jamais se révéler en Liga Adelante. En deuxième division, eux aussi arrivent difficilement à s’imposer à l’étage d’en dessous. Jozabed, Vadillo ou Toro Fernandez font sûrement parti des joueurs à oublier.

Le cas Lucas Olaza

Lucas Olaza peut remettre le club sur le droit chemin. Le latéral uruguayen, arrivé sous forme de prêt au Celta en janvier 2019 est une des rares recrues qui a été satisfaisante dernièrement. Prêté initialement an et demi avec option d’achat, son contrat avec le club a été prolongé l’été dernier. La saison de Liga n’étant pas terminée, et le Celta jouant le maintien, les discussions s’étaient bouclées au dernier moment pour qu’Olaza puisse finir la saison avec le club celeste. Le deal signé est simple. Un prêt d’un an avec option d’achat obligatoire si le joueur joue plus de la moitié des matchs de la saison en Liga. La clause ? 4 millions d’euros. Une bonne affaire quand on connaît le niveau et la qualité de centre d’Olaza. Il y a pourtant un problème pour le Celta. Ce deale coûte cher dans l’immédiat, le latéral occupe une place de joueur extra-communautaire. Le club est donc en train de renégocier avec Boca afin de baisser l’option d’achat, tout en n’écartant pas le fait de ne plus faire jouer le joueur pour ne pas activer cette clause.

(Photo by Pressinphoto/Icon Sport) – Damian SUAREZ – Lucas OLAZA – Coliseum Alfonso Perez – Getafe (Espagne)

Le problème est là. Lucas Olaza est très apprécié par les supporters du Celta. De son côté le joueur se plaît à Vigo et veut rester. Imaginez l’image que donne le club, tout d’abord à son joueur et ensuite à ses supporters. Pour une fois qu’un joueur aime être au club, l’histoire risque de finir en haut de boudin. Le Celta est pourtant un des clubs les mieux gérés financièrement de Liga, en grande partie depuis l’arrivée de Carlos Mourino en 2006. Mais depuis le départ de Berizzo il y a un peu plus de 3 ans, le club s’enlise. Entre les mauvais choix d’entraîneurs (Mohamed, Cardozo, Oscar Garcia), les erreurs de recrutement, et l’incapacité de dégraisser correctement son effectif, le Celta est condamné à devoir compter ses sous. Jusqu’à peut-être perdre bêtement une des valeurs sûres au poste de latéral gauche en Liga.

Damien Dudu – @Damien_Dudu

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