📌 SuperCopa / Les notes de FC Barcelone – Athletic Club (2-3)

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Athletic Bilbao's Oscar de Marcos (R) celebrates with teammate Iker Muniain (L) after scoring the 1-1 tie during the Spanish Supercup final match between FC Barcelona and Athletic Bilbao at Cartuja stadium, Sevilla, southern Spain 17 January 2021. Efe/ABACAPRESS.COM// Jose Manuel Vidal By Icon Sport

Au terme d’un match à rebondissements, c’est l’Athletic qui a remporté la SuperCopa 2021 au détriment d’un Barça qui a mené 2 fois au score mais n’a jamais paru maître de son jeu. Après la finale de la Copa del Rey 2019, Marcelino renverse une 2e fois les Blaugranas. Voici nos notes.

FC Barcelone 

Athletic Club 

Le MVP : Iñaki Williams

Un nom de super-héros basque qui mérite d’être à la proue de la Gabarra ! Si Ronald Araújo est parvenu à le museler dans sa zone, la Pantera a fait preuve d’une combativité absolue, débordant Clément Lenglet d’entrée de jeu, multipliant courses et appels, adressant un amour de passe décisive à son colocataire Óscar de Marcos et inscrivant un golazo déjà dans la légende de l’Athletic. Marcelino va le bonifier alors qu’il avait tendance à stagner depuis quelques mois. On a hâte de voir ça !

El Patrón : Iker Muniain

Un match de capitaine dans l’abnégation et l’intelligence tactique couronné par une passe décisive à la 89e minute pour Asier Villalibre. Muniain avait eu le temps de s’échauffer en trouvant la tête de Raúl García mais la VAR en a décidé autrement. Il est le Basque qui a touché le plus de ballons lors de cette finale, celui qui a défendu comme un forcené et qui a multiplié les aller-retours. Au niveau de l’événement comme l’ensemble de ses coéquipiers.

La Buena Sorpresa : Asier Villalibre

Mis sur le banc par Marcelino qui lui préfère l’expérimenté Raúl García, Asier Villalibre a surgi à quelques secondes de la fin du temps réglementaire pour égaliser et faire basculer la rencontre. Un tank bien dans l’esprit de son club, convaincu de son rôle, hargneux et meilleur élève à l’école de la simulation pour gagner du temps. Son comportement pendant la prolongation a fait craquer Lionel Messi. Ça ne vaut pas un trophée mais c’est dire si son entrée a été cruciale à plus d’un titre. Un trompettiste qui ne joue pas de la flûte.

La Mala Sopresa : Lionel Messi

Était-ce une bonne idée de le titulariser alors qu’il n’avait que deux petits entraînements dans les pattes et qu’il avait dû déclarer forfait pour la 1/2 finale contre la Real Sociedad à cause d’une blessure ? Manifestement, le match morose contre les Txuri-urdinak a contraint Ronald Koeman de le lancer d’entrée, preuve aussi que ce trophée avait de l’importance. Jamais la Pulga n’est entrée dans son match, capable néanmoins de décaler Jordi Alba sur le 1er but d’Antoine Griezmann, mais rarement dans le rythme. Exclu en fin de match pour un geste d’humeur sur Asier Villalibre, l’Argentin est passé au travers et son comportement est des plus troublants vu le contexte tendu au Barça.

La Decepción : Ronald Koeman

Après son « qui prend le 5e tir au but ? » e 1/2 finale, Ronald Koeman a encore fait une démonstration de leadership lors de cette SuperCopa. Pendant que Marcelino s’agitait dans tous les sens pour haranguer ses hommes, lui se morfondait sur son banc, soit les yeux dans le vague, soit écrivant on ne sait quoi sur une feuille. Sa lecture du match a été catastrophique, avec le retour du double pivot inefficace depuis le début de saison jusqu’à ce que Frenkie de Jong s’avance d’un cran au milieu à partir de la 70e minute, l’entrée d’Óscar Mingueza qui n’est définitivement pas un latéral, les entrées de Miralem Pjanic et Martin Braithwaite à 2-1 histoire de gagner du temps en fin de match mais qui se retournent contre son équipe après l’égalisation d’Asier Villalibre. Koeman ne transmet rien et après une qualification très heureuse contre la Real Sociedad, le Barça a continué de déjouer et le doublé d’Antoine Griezmann n’atténue pas ce tableau.

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