📝 Analyse / Les 3️⃣ enseignements d’Atlético de Madrid – Bayern Munich (1-1)

0
By Icon Sport - Joao FELIX - Jamal MUSIALA - Estadio Wanda Metropolitano - Madrid (Espagne)

Les matchs de Ligue des Champions se suivent et se ressemblent pour un Atlético de Madrid dominateur mais démuni au moment de conclure. L’absence du buteur Luis Suárez se fait ressentir mais ce n’est pas le seul facteur qui explique ce match nul contre un Bayern Munich largement remanié. Voici les 3 points à retenir de cette rencontre qui n’aurait pas dû échapper aux Indios.

1️⃣ Manque pistolero prêt à armer 

« Un résultat court offre la possibilité à l’adversaire d’égaliser. Nous étions dans le meilleur moment pour marquer un deuxième but et sur une attaque de l’adversaire, ils ont obtenu le penalty alors que jusque-là ils n’avaient pas eu l’occasion de marquer« . Diego Simeone l’avoue : son équipe n’a pas su enfoncer le clou. Pourtant il refuse de parler de manque de Luis Suárez mais plutôt d’un travail de réalisme à faire pour tous les joueurs.

Troisième match nul consécutif en Ligue des Champions pour les Rojiblancos dans un scénario presque identique. Il est vrai que la question de l’absence de l’Uruguayen se pose, lui qui n’a pas participé aux deux derniers matchs. Mais ce n’est pas tout. Avec des armes comme João Felix ou encore Ángel Correa, l’Atleti est équipé pour marquer plus de deux buts en trois matchs. Pourtant, les hommes de Simeone pêchent dans le dernier geste et ne parviennent pas à mettre le ballon au fond des filets malgré presque 15 tirs par match.

Malgré tout, le Cholo ne semble pas inquiet outre mesure. Le retour du Pistolero va forcément changer la donne en matière de réalisme, même si, et c’est à noter, le Charrua n’a pas encore marqué avec l’Atletico en Ligue des Champions. Malgré tout, sa présence est un facteur en plus pour les défenses adverses permettant de mettre ses coéquipiers dans de bonnes dispositions de tirs. Il faut espérer que la fameuse théorie du ketchup de Cristiano Ronaldo s’applique aussi aux Rojiblancos.

📌 LDC / Les notes d’Atlético de Madrid – Bayern Munich (1-1)

2️⃣ La perte du patron 

Sa sortie a largement changé la donne. Remplacé touché à la 66e minute de jeu, José María Giménez tenait jusque-là sa défense d’une main de maître face aux quelques légères offensives munichoises. Mais avec l’entrée de Thomas Muller (62e), le Bayern Munich a changé de visage et s’est montré de plus en plus entreprenant face à la défense des Indios. C’est au pire moment donc que le patron de la défense a dû quitter les siens, déstabilisant quelque peu sa défense.

C’est son remplaçant Felipe qui provoque le penalty égalisateur du Bayern en fin de rencontre. Auteur de bonnes performances en début de saison, le Brésilien va devoir vite se remettre au niveau pour se mettre à hauteur de la défense centrale Savic – Giménez. Loin d’être le seul responsable Felipe intègre une défense en perte de repères après la sortie de Josema.

Photo by Icon Sport – Jose Maria GIMENEZ – Estadio Wanda Metropolitano – Madrid (Espagne)

3️⃣ Un Atleti en ordre de bataille 

Le duo Ángel Correa – João Felix fonctionne et bien que l’Argentin ne soit pas Luis Suarez, ses qualités de déstabilisation apporte un plus non négligeable, surtout aussi grâce à l’appui d’un Marcos Llorente toujours aussi impressionnant. L’animation offensive des Rojiblancos fonctionne et ce schéma mouvant de  4-4-2 à 3-4-3 permet d’avoir des attaques équilibrées et un danger qui arrive autant du côté droit que du côté gauche avec un Yannick Carrasco qui semble être revenu à son niveau d’avant son exil en Chine.

Au milieu, le capi Koke continue d’impressionner son monde, dominant le milieu de terrain dans tous les aspects. D’une aide inégalable pour aider ses coéquipiers sur les transitions défensives, il est aussi l’un des dynamiteur de cet Atleti new age. Si Saúl Ñíguez n’est pas encore totalement au niveau des siens, Diego Simeone continue de lui faire confiance et son apport, bien que minime, permet aux autres de s’exprimer au mieux. Un rôle de l’ombre pour un joueur éclatant mais qui sera amené à évoluer.

Tracy Rodrigo

Commentaires