📝 Analyse / Les 3️⃣ enseignements de Séville FC – Stade Rennais (1-0)

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Partido de la Liga de Campeones entre el Sevilla y el Rennes en el Pizjuán sin espectadores. En la imagen, Kounde y Terrier.Champions League match between Sevilla and Rennes at Pizjuán stadium without spectators. In this picture, Kounde and Terrier. By Icon Sport - Ramón Sánchez-Pizjuán - Seville (Espagne)

Le Stade Rennais n’a pas été pris à la légère par Séville et Nervión a réalisé un match plein face à un gardien proche de l’état de grâce. Si l’écart au tableau d’affichage est minime, l’écart de niveau s’est fait très clairement ressentir. Voici les 3 enseignements principaux de ce match de Ligue des Champions où les Palanganas ont été excellents.

1️⃣ Jules Koundé – Diego Carlos : pieds de velours dans des crampons de fer

Les deux anciens de Ligue 1 n’ont rien laissé traîner aux Rennais. Défensivement, ils ont été intransigeants, totalement dominateurs contre des joueurs offensifs déjà à la peine pour gratter un bon ballon à négocier. Dans les séquences offensives, leur technique de relance a permis à Séville de toujours disposer de plusieurs solutions longue distance. Jules Koundé a une panoplie impressionnante, avec des transversales « Sergio-Ramesques ». Quant à Diego Carlos, c’est lui qui lance Marcos Acuña sur le but de Luuk de Jong.  Sur les coups de pieds arrêtés, ils se sont procurés 7 occasions de but sur les 23 recensées au total !

Absent plusieurs matches après avoir été positif à la COVID-19, Koundé a montré combien il avait pu manquer à son équipe, Sergi Gómez n’étant pas à ce niveau. La complémentarité de cette charnière augmente de match en match et cela ne fait que quelques mois qu’ils évoluent ensemble.

2️⃣ Un milieu meilleur sans Ivan Rakitic

Julen Lopetegui a décidé de laisser Ivan Rakitic sur le banc et, vu le match de son trio au milieu, c’est la meilleure chose qu’il ait faite. Fernando-Óliver Torres-Joan Jordán, c’est 201 ballons touchés, une maîtrise totale de l’espace, de la relance et une lecture parfaite des lignes de passes adverses. Leur heatmap est éloquente.

Heatmap du trio Fernando-Óliver Torres-Joan Jordán (WhoScored)

Rennes n’a pas du tout existé, hormis Benjamin Bourigeaud très présent pendant 50 minutes pour colmater les brèches jusqu’à ce que son corps le lâche. Les milieux de terrain de Séville n’ont eu aucun mal à se projeter très rapidement, ce qui n’est plus la spécialité d’Ivan Rakitic depuis un bon moment. Dès lors, les problèmes vont commencer pour l’entraîneur palangana car le vice-champion du monde est revenu pour être titulaire alors qu’il est pris de vitesse par plusieurs autres joueurs (Nemanja Gudelj et Óscar Rodríguez notamment). Ce match très intense contre Rennes a peut-être été le plus abouti de la saison, ce n’est pas un hasard.

3️⃣ L’attaque remonte la pente

Muette pendant 3 matches toutes compétitions confondues (Granada et Éibar en Liga, Chelsea en Ligue des Champions), l’attaque palangana a enfin retrouvé de la voix. Luuk de Jong a inscrit un pur but d’attaquant de surface, ce qui a dû ravir Julen Lopetegui qui lui a accordé sa confiance quand le Néerlandais n’était pas au mieux et qui à présent le lui rend bien. Sans un Alfred Gomis exceptionnel et une transversale récalcitrante, Séville aurait pu coller une goleada. Munir El-Haddadi, Lucas Ocampos, Marcos Acuña, Joan Jordán ont tous eu l’opportunité d’inscrire un but et leur complicité collective a submergé les Rennais. Certes, le réalisme a encore fait défaut mais la production offensive a été de grande qualité. Nervión a peut-être trouvé son XI pour le reste de la saison.

François Miguel Boudet
@fmboudet

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