🔥 Golazo J5️⃣ / La passe de la mort de Valladolid et l’exécution d’Éibar par Toni Villa

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En Espagne, le centre en retrait est surnommé « el pase de la muerte ». Contre Éibar, Valladolid en a donné une très belle illustration avec un but en 2 passes qui met en valeur l’initiative de l’organisateur de jeu pour déborder un bloc compact, l’intelligence du latéral et le placement des joueurs offensifs face à une défense à reculons. Analyse en images de la réalisation de Toni Villa, notre golazo pour la 5e journée de Liga.

Valladolid a perdu le ballon au terme d’une action rudimentaire. Paulo Oliveira a donné en retrait à son gardien Marko Dmitrovic qui relance à la main sur Esteban Burgos qui veut donner à Rafa Soares mais envoie la balle en touche. Éibar rend la balle à Pucela dans son camp.

Pendant que le réalisateur effectue des gros plans par que le football est secondaire dans un match, Luis Pérez a effectué la touche, Fede San Emeterio lui a remis le ballon car il était pressé et a fait au plus simple.

Éibar ferme tous les espaces de passes avec Kevin Rodrigues, Takashi Inui et Yoshinori Muto. Cela contraint Luis Pérez à reculer.

Luis Pérez revient en arrière et donne à Roberto Jiménez. Sur l’action précédente, le gardien a relancé court à droite. Cette fois-ci, tous les joueurs de Valladolid sont suivis : Jawad El Yamiq par Takashi Inui, Javi Sánchez par Yoshinori Muto, Nacho par Eñaut Mendía côté gauche et Kike Pérez par Sergio Álvarez dans l’axe au milieu.

Roberto Jiménez dispose de 4 solutions, 3 complexes et 1 beaucoup plus simple. Les relances sur les 2 centraux ne sont pas possibles, par leur position corporelle et par la pression des deux attaquants d’Éibar. Kike Pérez redescend dans ses 40 mètres mais Sergio Álvarez ne le lâche pas… avant de se replacer plus bas dans son camp. Roberto Jiménez prend la décision de dégager pour sauter le milieu de terrain et trouver un attaquant.

Le dégagement de Roberto Jiménez est précis mais Paulo Oliveira devance Marcos Andre. Le ballon revient dans les pieds de Kike Pérez qui peut organiser l’offensive de Pucela.

Kike Pérez est sur son pied droit. Yoshinori Muto redescend pour presser, Pape Diop et Sergio Álvarez viennent serrer et fermer les angles. En orientant à droite, Kike Pérez a 4 possibilités : Fabián Orellana qui est entre les lignes, Sergi Guardiola qui semble légèrement hors-jeu, Fede San Emeterio qui est à côté, Luis Pérez qui accélère côté droit mais avec Kevin Rodrigues qui peut intercepter la balle. Tous les joueurs d’Éibar effectuent un placement vers l’intérieur.

Entourés par 3 Armeros, Kike Pérez prend Éibar à revers. Seul sur le côté gauche, Nacho Martínez est trouvé grâce à une passe entre Eñaut Mendía, qui est pris dans son dos, et le latéral droit Rober Correa.

Grâce à cette passe, Pucela se retrouve à 5 contre 5. Rober Correa fait l’effort pour parvenir à bloquer le centre à venir. Au 2nd poteau, Sergi Guardiola n’est plus hors-jeu et devance Rafa Soares, son adversaire direct. Fabián Orellana veut se placer sur la droite à l’entrée de la surface et est suivi par Kevin Rodrigues. Paulo Oliveira se retrouve seul dans sa zone avec Toni Villa et Marcos Andre.

Nacho Martínez a 3 solutions : centrer au 2nd poteau pour Sergi Guardiola ou centrer en retrait soit pour Toni Villa soit pour Marcos Andre qui arrivent lancés face à une défense qui est en retard et dos au jeu.

Toni Villa est dans une position idéale. Avec l’écart entre les deux centraux, il peut frapper au 1er poteau où au 2nd.

Toni Villa glisse en frappant mais son tir fait poteau rentrant. Marko Dmitrovic est trop court.

Malgré une préparation rudimentaire, Valladolid n’a eu besoin que de 8 secondes après la récupération du ballon pour marquer. L’intelligence de jeu de Kike Pérez a été l’élément déterminant avec ce changement. Avec seulement 1 passe dans la verticalité, Pucela complétement débordé le bloc d’Éibar. Revenant progressivement au niveau qu’il avait atteint lors de la saison 2018-2019, Toni Villa confirme son regain de forme avec ce but qui, malgré tout, n’a pas empêché la défaite de son équipe qui ne compte toujours aucun point au classement.

François Miguel Boudet
@fmboudet

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