LDC / Atlético – RB Leipzig : de retour à Lisbonne avec le PSG dans le viseur

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Cinq mois après leur dernière soirée européenne, l’Atlético de Madrid retrouve la Ligue des Champions et les Allemands du RedBull Leipzig pour un quart de finale alléchant. Alors qu’il étaient quasiment éliminés pour certains après les tirages des 1/8, les hommes du Cholo Simeone ont terrassé Liverpool, le tenant du titre, à Anfield. Sur une très bonne dynamique depuis le retour sur les terrains, les Colchoneros rêvent de décrocher un Graal qui leur échappe maintenant depuis 6 ans. Le retour à Lisbonne sera-t-il cette fois-ci couronné de succès ? 

Les règles du jeu ont changé. Plus de match aller-retour en quart et en demie, chaque match se joue désormais en confrontation directe et doit donc être abordé comme une finale. Et même si les deux équipes ont eu (au moins) une dizaine de jours pour préparer cette rencontre, on peut difficilement prédire son scénario tant il dépend de paramètres inconnus. D’un côté, le manque d’expérience des Allemands peut être comblé par le caractère inédit de ce format et de l’autre, la mauvaise expérience des Madrilènes en finale des éditions 2014 et 2016 peut les plomber. Alors qui tirera son épingle du jeu et accédera au dernier carré de la compétition?

Des Colchoneros indomptables

Depuis la reprise, la formation rojiblanca est en grande forme et est sans doute l’une des équipe les plus impressionnantes en Liga, lui permettant par la même occasion de décrocher la troisième place, bien gardée jusque là par Sevilla. Sur une série de 18 matchs sans défaite toutes compétitions confondues dont 11 victoires, les Colchoneros sont intraitables, bon dans le jeu, à l’aise en phase offensive même sans le grand buteur qui leur manque tant et plutôt solide derrière malgré un retour difficile à la compétition pour Felipe. Presque tous les voyants sont au verts pour aborder cette rencontre. Presque, car Joao Felix et Thomas Partey, deux éléments forts du onze titulaire, sont encore incertains (Marca les annonce sur le banc) pour la rencontre suite à des blessures lors des dernières journées de championnat. Mais pas de panique, la force de cette équipe réside en son collectif et sa profondeur de banc.

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Comme un symbole, ce sont ceux désignés comme « super subs » au début de la saison qui font maintenant des différences, tirent l’équipe vers le haut et deviennent donc des hommes de premier choix pour le Cholo par l’intermédiaire de Carrasco sur le flanc gauche dont l’entente avec Lodi est intéressante, mais surtout grâce à Marcos Llorente, sur un petit nuage depuis la soirée d’Anfield. Alternant entre milieu droit et seconde pointe, il enchaîne les prestations de très haut niveau et surtout les actions clés. A la passe, à la finition ou en percussion dans son couloir, l’Espagnol est étincelant et est en grande partie responsable des récents résultats. En plus, les 5 changements permettent de garder une grande partie du groupe concernée et notamment Thomas Lemar, dont les entrées en jeu sont convaincantes et qui aura peut être un coup à jouer sur cette rencontre.

Leipzig en forme mais diminué…

Troisième de Bundesliga à trois points de Dortmund et un point devant Mönchengladbach, Leipzig sort d’un exercice 2019/2020 plutôt convaincant. Proche de la première place en début de saison, l’équipe a un peu perdu le fil ensuite en accumulant les matchs nuls (comme ça a pu être le cas pour l’Atletico en milieu de saison d’ailleurs), mais sans pour autant être décroché. La preuve ? Une série de 14 matchs sans défaite toutes compétitions confondues entre février et juin, interrompue par le BVB de Lucien Favre. Encore plus offensive que la saison passée, la formation allemande empile les buts jusqu’à comptabiliser 81 buts en Buli, soit une moyenne de plus de 2 buts par match, rien que ça. En plus, l’équipe a bénéficié de plus de repos pour souffler, se remettre les idées en place et donc bien aborder cette rencontre puisque le championnat s’est terminé bien plus tôt en Allemagne qu’en Espagne.

Une équipe en forme et prête pour l’échéance sur le papier donc, mais qui devra faire sans son meilleur buteur de la saison Timo Werner, qui a inscrit la bagatelle de 28 buts en championnat, parti pour Chelsea il y a quelques jours. C’est donc l’artilleur principal qui quitte le navire au moment le plus important de la saison, surtout lorsque l’adversaire encaisse très peu avec un Jan Oblak toujours aussi décisif. Et même si d’autres joueurs comme Sabitzer, Laimer ou Nkunku ont pris une autre dimension cette saison et peuvent compenser son départ sur ce match, la force de frappe des Allemands reste tout de même moins importante que celle des Espagnols. Mais comme la rencontre ne dure que 120 minutes au maximum et avantage l’équipe la moins « forte », les cartes sont partiellement rebattues et les Allemands peuvent encore espérer décrocher leur première demie-finale de C1 de leur histoire… D’autant plus qu’on l’a vu au tour précédent, être outsider n’est pas forcément une mauvaise chose.

Les clés du match : exploiter les espaces en contre et le pressing à la perte

Leipzig est une équipe joueuse qui adore mettre du rythme dans ses transmissions et qui propose énormément de solutions. A tel point qu’il y a souvent 6, 7 voire 8 joueurs en mouvement devant le porteur du ballon pendant les phases de construction. Cet allant offensif va forcément se heurter à un bloc bien regroupé et on peut imaginer que Leipzig va accentuer cette présence offensive pour déstabiliser la défense rojiblanca, quitte à laisser des brèches derrière. Et c’est précisément là qu’il faudra insister. Le duo Carrasco/Llorente peut faire des ravages et profiter de larges espaces laissés dans le dos, surtout lorsqu’ils sont alimentés par Koke qui souvent excelle de justesse en contre, d’autant plus que Leipzig n’est pas connu pour sa solidité défensive et a ont encaissé plus d’un but par match en championnat cette saison.

Un autre point intéressant sera de savoir si les deux formations réussiront à se sortir du pressing étouffant l’un de l’autre. A la perte, les deux équipes veulent très souvent récupérer le ballon en position haute en mettant énormément de densité sur le porteur du ballon, et ainsi profiter de la désorganisation du bloc adverse pour marquer. Plus coutumière du fait que l’Atlético qui l’a récemment mis en place, l’équipe de Nagelsmann aura une carte à jouer, d’autant plus que les Colchoneros ont un peu de mal à absorber la pression sans Thomas Partey au milieu de terrain, lui qui est le métronome de son équipe. Mais là aussi, si un pressing échoue, les conséquences peuvent être terribles en contre, d’un côté comme de l’autre. Et même si l’Atlético est capable de se replier incroyablement vite comme face au Lokomotiv, l’attaque de Leipzig se projette aussi très vite, même sans Werner.

XI probables

Atlético de Madrid

RB Leipzig

 

Julien (@TorresismoATM)

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