Liga / Les tombeurs du Barça, un ex de Monaco et Luuk de Jong : El once de Furialiga (J21)

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La Liga continue sa route et a vu son premier bouleversement en tête du championnat. Le Real est seul leader, l’Atleti continue d’inquiéter et le Barça est logiquement dans une période incertaine et floue. Derrière, la course avance lentement et la lutte pour l’Europe s’annonce rude. En 442, voici le onze de la journée 21.

Jan Oblak (Atletico) : C’est quand il est le plus déterminant dans les matchs, que l’Atleti est le plus en difficulté. Face à Leganes, un relégable, et à domicile les Colchoneros ont bafouillé leur football et ont été en difficulté. Le Slovène a été mis à contribution 4 fois, pour permettre à son équipe de ne pas sombrer et de concéder un nul décevant mais logique.

Aihen (Real Sociedad) : Jeune canterano habitué à être une doublure, Aihen a parfaitement compensé l’absence de Nacho Monreal. Face à Mallorca, il a été déterminant, que ce soit offensivement ou défensivement. Il est la preuve de la richesse de la Cantera des Basques mais surtout de la confiance qu’Aguacil offre à ses plus jeunes joueurs. Décisif sur le but d’Isak, il a adressé d’excellentes galettes à ses offensifs.

Gabriel (Valencia) : Sourire qui fait peur, dur sur l’homme, Gabriel était parti par la grande porte du côté de Villarreal, poussé un peu dehors quand les dirigeants ont vu arriver le chèque d’Arsenal et tous ces zéros. Quelques saisons plus tard, dans une équipe qui a mis la défense au rang d’art, le Brésilien est un des tout meilleurs de Liga. Mieux encore, on en parle avec la Roja et ça semble logique. Gabriel a fait du chemin, et face au Barça, il a confirmé qu’il était devenu un grand.

Omeruo (Leganes) : Il fait parti de ceux qui ont eu du mal à digérer l’été du côté du Leganes. L’ex de Chelsea a pris une épaisseur nouvelle la saison passée, passant de promesse à joueur en devenir. L’essai a été compliqué à transformer, regardant sans pouvoir hausser son niveau, son équipe sombrer. Mais face à l’Atleti, il a montré qu’il pouvait encore être le leader défensif tant attendu. Solide dans les duels, bon pour couper les actions sans faire faute, le central confirme qu’il a du talent et surtout de bonnes aptitudes pour ce poste si exigeant de central.

Jesus Navas (Sevilla) : Il est immortel, tout simplement. Face à Granada, il a retrouvé son compère Lucas Ocampos. Ensemble ils ont dynamité totalement la défense des Nazari, avec des courses en rupture et une facilité à perforer les lignes avec des ballons portés. Jesus Navas peut multiplier les efforts et surtout être lucide quand il le faut. Sevilla est haut, tient le rythme et le niveau de sa légende y est pour beaucoup.

Toni Kroos (Real Madrid) : Il est de ceux qu’on ne remarque pas mais qui sont essentiels pour la réussite. L’Allemand a encore été au four et au moulin face à Valladolid. Luttant pour maintenir l’équilibre de l’équipe tout en lui permettant de générer du danger. Préférant une bonne passe à un dribble mal assuré, il est le passeur qui permet à Nacho de marquer le seul but du match. La maison blanche prend les commandes de la Liga, Toni Kroos confirme qu’il est encore le dépositaire de tout au milieu.

Kondogbia (Valencia) : Le poulpe était attendu depuis sa première saison monstrueuse sous le maillot Ché. Entre blessure et méforme, l’ex de l’ASM a vécu des moments vraiment compliqués. Face au Barça il est relancé pour palier à l’absence de Dani Parejo et faire avec Coquelin, une ligne de deux infranchissable. La mission a été remplie, les deux français ont dominé largement les débats au milieu. Parfait à la récupération, ils ont aussi perdu peu de ballons à la relance. Un match cinq étoiles pour Kondogbia qui confirme qu’il peut encore performer.

Iker Muniain (Athletic) : Le génial offensif s’est vu offrir un rôle très central face à l’Espanyol. En soutien de deux attaquants et devant une paire devant assurer l’équilibre, Iker devait amorcer beaucoup de choses. Une mission qu’il a bien remplie, mais qui ne s’est pas encore matérialisée avec une furia offensive du côté des Leones. Les intentions sont meilleures, le résultat est pour l’instant identique.

Portu (Real Sociedad) : Moins en vue ces dernières semaines, l’ex de Girona s’est montré de nouveau face à Mallorca. Toujours aussi utile en profondeur, c’est sa capacité à proposer vers l’intérieur mais aussi à s’associer qui font du bien en ce moment. Passeur pour Isak, Portu est très certainement l’une des meilleures recrues de l’année en Liga. La Real Sociedad s’en frotte les mains.

De Jong (Sevilla) : Le Hollandais est sous pression depuis le transfert d’En Nesyri. Solide, inspiré et surtout mobile, il offre depuis deux journées une visage radicalement différent en comparaison à sa première partie de saison. Buteur lors des deux dernières sorties, il permet à Seville d’être bien plus dangereux et surtout de voir les centres être enfin utiles. Luuk semble enfin confirmer la confiance accordée par son coach et Monchi cet été.

Maxi Gomez (Valencia) : Il est le joueur le plus impactant du week-end. Tout d’abord parce que marquer un doublé face au Barça, ce n’est pas si facile. Mais surtout parce que le faire après avoir raté un penalty en début de match, c’est encore plus fort. Le buteur uruguayen ne s’est jamais caché, buteur par deux fois avec un enchaînement tout bonnement incroyable sur le deuxième, Maxi peut devenir une idole à Mestalla. Le stade n’attend que ça.

Benjamin Chahine 

@BenjaminB_13

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