Liga – Messi en démonstration, Joaquin dans la légende, Ferran s’affirme : El Once de Furialiga (J16)

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C’était une 16e journée de Liga riche en buts et en rebondissements. Pour le onze, un 4-2-3-1 très offensif, des légendes qui côtoient des petits jeunes pour nous offrir une orgie de football. Présentation des individualités qui ont marqué le week-end.

Manolo Reina (Mallorca) : Abandonné par sa défense qui n’a jamais pu exister dans ce match, Manolo Reina a pourtant essayé de faire des miracles. Oui le score est lourd, Mallorca a encaissé 5 buts du Barça dans un Camp Nou qui était là pour fêter le nouveau ballon d’or de Messi, mais le portier a été au niveau. Une dizaine d’arrêts, qui a permis aux insulaires de ne pas repartir avec une valise trop lourde dans l’avion, ils n’avaient pas pris le supplément en amont.

Yuri (Athletic) : Encore buteur, Yuri s’affirme de nouveau comme une valeur sûre de l’Athletic. Sur son côté, de part son style et son rendement, il est difficilement remplaçable et rend énormément de services. Capable d’apporter offensivement mais aussi d’être solide défensivement, l’ex parisien a encore marqué face au Betis. Une défaite sur la plus petite des marges mais une prestation cohérente pour le latéral.

Albiol (Villarreal) : Le vétéran a retrouvé la Seleccion il y a peu et forme un tandem complémentaire avec Pau Torres. L’ex du Napoli a livré une belle prestation face à l’Atleti, solide dans les duels et surtout bon à la relance, il a permis à Villarreal de jouer son jeu malgré un Pau bien ceinturé. Un nul qui n’arrange pourtant aucune des deux équipes mais qui leur permet de prendre un point.

Varane (Real Madrid) : Le défenseur français a autant de partisan que de détracteur. Face à l’Espanyol, il a été solide et a surtout ouvert la marque d’une jolie frappe croisée après une jolie action. Un bon match pour l’international malgré les soucis dans le jeu de la Maison blanche causés par l’absence d’Hazard. Le Real Madrid prend de nouveau trois points et tient le rythme.

Victor Diaz (Granada) : Le latéral a été une pièce maîtresse dans la très bonne victoire de Granada. Timorés depuis un moment, les Andalous ont déroulé de nouveau leur football cohérent. Diaz s’est offert deux passes décisives dont un centre magnifique pour Carlos Fernandez. 3-0 face à Alaves et une nouvelle bonne dynamique avant 2020 pour Granada.

Banega (Sevilla) : Le milieu n’est pas aussi en vu sous Lopetegui mais son profil si particulier reste très important. Face à Osasuna, il a été impliqué dans tous les bons coups, utile pour faire vivre le ballon et surtout pour claquer cette passe qui va aboutir à une belle situation. À son crédit, notamment, 3 passes clés, l’Argentin confirme qu’il est chez lui à Séville et que ce maillot a une influence bénéfique sur son football.

Oscar (Leganés) : Sa persistance à Leganés surprend, Oscar étant depuis son émergence dans le sud de Madrid un footballeur reconnu en Liga pour son travail constant mais aussi par sa capacité à faire parler sa magie pour changer le court d’un match. Face au Celta, deux fois il a illuminé Butarque, d’abord sur un coup franc pour ouvrir la marque puis sur une magnifique frappe hors de la surface pour faire le break. Footballeur magnifique, il permet à Aguirre de connaître sa première victoire avec le Lega et d’espérer une folle remontée au classement.

Joaquin (Betis) : Que dire ? Cette semaine, un article a été publié expliquant que selon les tests physiques réalisés par le Betis, le vétéran pourrait jouer jusqu’à 40 ans sans trop de problème et qu’il présentait actuellement des résultats comparables à Fekir. Ce week-end face à l’Athletic, la légende Betica s’est offert un triplé, en 20 minutes pour devenir le plus vieux joueur du championnat a réalisé un coup de chapeau. Le Betis a ensuite joué à se faire peur mais Joaquin confirme qu’il est un pan entier du football espagnol, mais sa retraite semble loin.

Messi (Barça) : Un ballon d’or ça se fête et l’Argentin sait régaler son public. Après avoir exhibé son trophée au Camp Nou, Messi a réalisé un triplé, avec des réalisations incroyables à regarder. D10S banalise l’excellence à chaque sortie, même si son titre est comme habituellement remis en question, lui a confirmé qu’il était le meilleur football de la planète, sans trop de concurrence.

Ferran (Valence) : Peu souvent mis en avant sur le vieux continent, Ferran Torres continue pourtant de faire plaisir à toute l’aficion Che. Jeune joueur déjà expérimenté qui a pris une épaisseur nouvelle sous Albert Celades, il a encore régalé dans le derbi quand le match s’est ouvert. Buteur et passeur, Ferran s’affirme comme un des tous meilleurs jeunes d’Espagne, avant de conquérir l’Europe ?

Gameiro (Valence) : Le buteur français n’est pas toujours le meilleur, sa forme est cyclique mais face à Levante, il a été un des plus inspiré. Mobile, vif et surtout incisif, il s’est offert un doublé dans le derbi en plus d’une disponibilité de tous les instants. Avec Maxi et lui, Valence dispose de deux attaquants différents mais très efficaces.

Benjamin Chahine

@BenjaminB_13

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