Liga / Real Betis – FC Sevilla : Un derbi pour le haut du classement ou la crise

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Enorme match au Benito Villamarin pour clôturer cette 13e journée de Liga. A l’approche du tiers du championnat, les Beticos sont malades. 15e au classement avec 13 points en 12 journée, la prise de pouvoir de Rubi n’a pas sorti le club de sa torpeur. Ce match, comme l’était déjà la confrontation face au Celta a tout de la finale pour un garçon qui a encore le soutien de son groupe. Du côté de Seville, l’idée est de retrouver la victoire au Villamarin et de se rapprocher de la tête du championnat. Ce derbi, en plus de voir s’affronter deux ennemis est une confrontation importante au classement. 

Les confrontations entre Real Betis et FC Séville ont toujours une saveur particulière. Les deux antres ne sont distantes que de quelques kilomètres et surtout les deux Aficions sont d’une très grande qualité. Surtout que depuis que le football a posé ses valises en Espagne, ces deux entités se font face et s’affrontent. En plus d’être des voisins et des ennemis, Beticos et Palanguanas sont les clubs andalous les plus puissants de la région. Ils sont par exemple les seuls à avoir remporté le championnat et la Coupe d’Espagne. Même au 21e siècle, l’avance du FC Sevilla est notable, le Betis joue toujours ses derbys à fond et a déjà joué des mauvais tours à son adversaire du soir. Présentation.

Real Betis : Du talent mais peu de jeu 

Les locaux d’un soir, qui n’ont pas perdu en Liga à domicile depuis deux rencontres face à leur adversaire ont même engrangé une première victoire en 10 ans de nuls et de frustration. Même si Setien a laissé une trace particulière dans ce club mythique, le Betis a toujours répondu présent lors de ces matchs qui peuvent donner une saveur particulière à une saison malgré des résultats décevants au classement. La victoire 5-3 au Pizjuan il y a deux ans reste par exemple dans les têtes de beaucoup de Beticos qui ne veulent pas être condamner à vivre dans l’ombre d’un FC Seville qui se rêve à devenir un nouvel ogre en Liga.

A lire : Le Betis de Rubi manque (encore) d’éclat

Actuellement, l’optimisme n’est pas de mise au Betis. Rubi, le nouvel entraîneur depuis cet été enchaîne les matchs sans saveur. L’équipe n’a pas de cohérence collective, produit peu et se repose essentiellement sur ses individualités de très bonne qualité. Malgré quelques séquences intéressantes et un groupe qui n’a semble-t-il pas lâché son entraîneur, le siège sur lequel Rubi est assit a tout d’éjectable. Fekir par exemple ne peut pas tout faire, et Borja Iglesias, l’un des souhaits de l’ancien entraîneur de l’Espanyol cet été, arraché en échange d’un énorme chèque tarde à confirmer sa très bonne saison dernière. Ce match, est comme celui face au Celta, une véritable finale pour un technicien qui a fait le grand saut peut-être trop vite.

FC Sevilla : Un groupe hétéroclite et un collectif rassurant 

Du côté du FC Seville, Lopetegui a passé la deuxième phase de son plan pour donner de la cohérence à un groupe bouleversé cet été. Le retour de Monchi a permis de reconstruire un effectif intéressant avec des investissements plutôt intéressants sur Ocampos, Jordan, Oliver Torres ou encore Fernando Reges. Le club a aussi flairé des coups comme l’arrivé de Chicharito, le non départ de Nolito ou encore le prêt de Reguilon. Malgré un effectif très hétéroclite sur le papier, l’ancien sélectionneur réussi à trouver un équilibre très intéressant entre un collectif fort et une liberté individuelle suffisante pour permettre à chacun de faire parler son style.

Sur le terrain, après des matchs intéressants face à des adversaires de calibre inférieur, Seville a eu du mal quand le niveau s’est élevé face au Barça et au Real. Actuellement, les Palanguanas ont toujours autant de facilité avec le ballon et savent dicter le rythme d’une rencontre en alternant les phases de possessions longues et les séquences plus verticales. Quand le niveau s’élève, comme face à Valence ou l’Atleti lors des deux dernières journées de Liga, les Andalous ont aussi eu du répondant dans les duels et sans le ballon. Une force collective intéressante, l’équipe sait souffrir ensemble et ce même sans le ballon. Ce qui est une amélioration notable et qui rassure sur la capacité du club à tenir sur la longueur.

Les clés du match : La forme de Loren et le choix des hommes côté Seville 

Pour ce match, en ne prenant en considération que le terrain, les points qui peuvent faire basculer la rencontre ne sont pas nombreux. Côté Betis, c’est clairement la forme de Loren et indirectement celle de joueurs comme Fekir, Joaquin ou encore Bartra qui ont une influence directe sur la capacité du club à performer actuellement. Si le buteur est dans un bon jour, il peut marquer sur un demi action, sans aucun problème. Des situations qui sont identiques pour les autres joueurs. Bartra peut lui avoir le niveau de Piqué quand ça va, ou les sauts de concentration de Ronald Zubar s’il est dans un mauvais moment. Le Betis est dépendant de ses individualités, et n’a pas un cadre tactique assez fort pour avoir des résultats sans elles.

Du côte de Seville, c’est le choix des hommes, surtout au milieu qui peut interroger. Oliver Torres et Joan Jordan, deux joueurs de ballons dotée d’une vision du jeu et d’un bagage technique de très haut sont aligné ponctuellement. Oliver prenant sur le papier la place de Nolito sur un côté. Fernando, la sentinelle et l’équilibreur de l’équipe est aussi dans une bonne forme. Le choix d’un Mudo Vazquez, très intéressant dans le jeu aérien offensif est une arme en plus pour des Andalous qui tirent bien les CPA. Ocampos sur son côté droit dans un rôle assez libre et rodant régulièrement dans la surface devrait être là. Devant, De Jong, malgré un rôle de pivot intéressant est relégué derrière Chicharito dans la hiérarchie des attaquants. La charnière Koundé-Diego Carlos apporte satisfaction.

L’hécatombe côté Betis, un groupe complet pour Lopetegui 

Javi Garcia et William Carvalho sont absents, ce qui pousse à un certain bricolage côté Rubi. Marc Bartra est par exemple titulaire au milieu du terrain depuis quelques journées. Le jeune Ismael enchaîne aussi les minutes. Côté Seville, seul Banega et Carriço sont encore un peu incertains. La présence du premier ne fait que peu de doutes, celle du Portugais s’écrit encore en pointillé.

Onze probables 

Betis

FC Seville

 

Benjamin Bruchet 

@BenjaminB_13

 

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