Liga / Tactique / FC Seville 0 – 1 Real Madrid : La solidité et c’est tout ?

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Photo by Icon Sport - Eden HAZARD - Gareth BALE - Karim BENZEMA - Sergio RAMOS - Ramón Sánchez-Pizjuán - Seville (Espagne)

Après avoir été battu par le Paris Saint-Germain en Ligue des Champions la semaine dernière, le Real Madrid a bien canalisé ses frustrations. Massacré par les médias, Zinédine Zidane a su trouver la bonne tactique face au FC Séville de Julen Lopetegui. Grâce notamment à un pressing efficace et à un regain de confiance, malgré une courte victoire 0 à 1, les Madrilènes se rassurent collectivement et individuellement.

C’était la performance dont le Real Madrid avait si désespérément besoin. Une victoire courte et pleine d’humilité face aux Andalous venue quelque peu stopper et suturer la blessure infligée par les Parisiens plus tôt dans la semaine. La nuit pour les hommes de Zidane a pourtant été longue dans un stade Sanchez Pizjuan surchauffé. Soudés, forts collectivement et défensivement, les Madrilènes ont tenu bon en attendant que Benzema débloque la situation face au jeu des Andalous devenu prévisible.

Un pressing madrilène efficace

Patients, les Madrilènes ont pressé rapidement et efficacement, ce qui a rendu la tâche difficile aux Andalous qui ont eu du mal à enchaîner plusieurs passes. Si Séville a voulu également imposer son pressing et se diriger rapidement vers le but adverse, un peu plus en retrait, le Real a été davantage maître de ces situations. Séville a manqué d’imagination et de détermination dans son secteur offensif, tandis que Zidane a donné pour consigne de fermer les espaces. Si les deux équipes ont eu du mal à traduire la possession en progression et en profondeur, le rythme du jeu élevé imposé par le club de la capitale a assuré leur continuité dans une tactique au fil de la rencontre plus fluide.

Un pressing haut qui a permis au Real d’être mieux groupé avec un bloc solide surtout lorsque Séville a attaqué. Une performance surtout équilibrée au milieu de terrain aussi bien qu’en défense mais surtout aboutie collectivement.

Le Real plus stable collectivement

Au Sánchez Pizjuán, le stade qui, tant de fois, sans aller plus loin que la saison dernière, a ouvert une brèche dans le football du Real Madrid, à cette fois peut être servi à établir de nouvelles bases solides pour Zidane. En défense notamment, le coach français semble face à Séville avoir trouvé une bonne combinaison. Ramos, qui a retrouvé son leaderdship, et Varane ont permis à Courtois d’être plus tranquille. Mais la performance de Ferland Mendy, gardien de l’aile gauche contre une superbe version du double ailier de Séville, Navas-Ocampos, a été la plus significative d’un peut-être début de nouvelle ère pour les hommes de Zidane. Le début de saison du Real Madrid se caractérise par la recherche d’une continuité plus défensive qu’offensive, principalement loin de chez lui.

Photo by Icon Sport – Eden HAZARD – Ramón Sánchez-Pizjuán – Seville (Espagne)

Offensivement pourtant, le Real n’est pas en reste. Cette saison, au milieu Zidane peut compter sur Casemiro qui a encore dominé le milieu de terrain. Élément de base de son coach, le Brésilien s’est assuré que ses adversaires ne puissent pas trouver leur propre rythme. Le milieu de terrain défensif a mené son équipe et a distribué le ballon de manière composée. Alors que la créativité et la bonne vision du jeu de James donnent à Madrid un avantage dont ils ont certainement besoin, la capacité d’Hazard en attaque à se déployer comme face aux Andalous pourrait donner un avantage supplémentaire au club madrilène.

Un jeu andalou trop prévisible

Julen Lopetegui a tenté de composer avec son reconnaissable 4-3-3 en vain. Au fil des minutes, Séville s’est retrouvée avec moins d’oxygène. Malgré de bonnes idées, du déséquilibre et des bons mouvements, le travail de l’équipe andalouse n’a pas été récompensé, la faute notamment à un manque de réalisme et d’efficacité dans les derniers mètres. Les changements de Lopetegui n’y changeraient rien, l’offensive andalouse trop dépendante de ses latéraux était devenue prévisible. L’entrée de Chicharito notamment, permettant à l’équipe de se composer en un 4-2-4 avec un double ‘9’, n’a pas eu l’effet escompté, faisant croître Ramos, Casemiro et Varane dans des zones vastes et petites.

Avec trois points en poche, le Real Madrid occupe confortablement la deuxième place du classement derrière l’Athletic Bilbao. Si Séville peut encore se relever de cette défaite, les Madrilènes entament un nouveau chapitre, et s’ils doivent encore faire des efforts, ils devront surtout surfer sur l’élan de confiance remporté.

Soledad Arque-Vazquez

@solearquev

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