Europa League : double mission accomplie pour Getafe face à Trabzonspor (1-0)

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Crédit : compte Twitter officiel de Getafe

Pour la première sortie européene de sa carrière, José Bordalàs est venu à bout de Trabzonspor sur la plus petite des marges, signant en même temps le premier succès de la saison. C’est par une formule fidèle à son ADN et avec un onze remanié que le coach lance idéalement son Europa League 2019-20.

« C’est un beau moment pour le public, pour l’équipe, pour moi, pour ceux qui ont cru en nous« . C’est par des mots très simples que José Bordalàs a résumé la victoire des siens, dans l’émission El Larguero. Ce ne sont toujours que trois points, mais il est bon de rappeler que cette victoire est la première de la saison (1 défaite, 3 nuls en Liga), et vient valider le travail d’un groupe pas toujours récompensé. Après un point pris sur la pelouse du Betis, Getafe a reçu les turcs de Trabzonspor (4e l’an passé en Spor Toto Süper Lig, qui a perdu Rodallega mais compte Daniel Sturridge ou Obi Mikel), proposant un onze rafraîchi. Avec une identité et des principes de jeu si solidement encrés dans le groupe, le coach peut changer les hommes que l’esprit demeure. Chichizola, Bruno et Portillo étaient titulaires, tout comme la recrue dernière Kennedy -comme souvent, aussitôt arrivé aussitôt aligné- ou encore Gallego, soit des garçons qui ont peu ou pas joué.

En ouvrant la marque assez tôt par Angel (17′), à la réception d’un centre de Raul Carnero au second poteau, le Geta a conforté son plan de jeu : harceler le porteur du ballon et casser le rythme. Chichizola a dû trouver le temps long, et s’il faut bien avouer que les turcs ont été particulièrement mauvais dans l’utilisation du ballon -à exception de l’ancien colchoneros José Sosa- le Geta s’est contenté du minimum. Seules une frappe croisée de Angel et une autre merveilleuse signée Mata ont fait vibrer les 5786 spectateurs du Coliseum, mais la grille de lecture doit être tout autre pour le Geta, club aux ambitions toutes relatives. Son sérieux, sa rigueur, son énergie pour presser l’adversaire sont des ingrédients dignes pour faire un passage honorable en Europe. Ce groupe s’est battu pour une place européenne, et on a vite compris qu’il n’allait pas jeter sa récompense par la fenêtre dès les phases de poules.

Première pour Kenedy

C’était la soirée parfaite pour un Bordalàs qui a donc pu laisser souffler des cadres (David Soria, Maksimovic, Damain Suarez, Cabrera, Molina). S’il a juste fait tremper les pieds à Mata (22 minutes), Arambarri (1 minute) et Cucurella (13 minutes) pour verrouiller le score, le coach a pu de nouveau s’assurer de l’investissement de seconds couteaux comme Nyom, jamais découragé par les sifflets des siens, ou d’un Portillo, généreux et mobile sur son aile droite. On retiendra aussi la belle copie rendu par Carnero. Le latéral gauche, auteur d’une magnifique passe décisive (il aurait pu en avoir deux autres), a animé à lui seul un couloir qui comptait la recrue Kenedy.

Le brésilien de 23 ans, prêté par Chelsea dans les derniers jours du marché estival, est apparu bien emprunté. Maladroit, souvent en retard, il a peiné à pesé. Evidemment, pour entrer dans les codes de la méthode Bordalàs il faudra un peu de temps et le gaucher semble proposer un profil physique en adéquation avec cette exigence, mais on le voit mal bousculer Cucurella. Au rayon des bonnes nouvelles, on peut aussi nommer Gallego. Recrue onéreuse (6 millions d’euro), ce joueur au parcours atypique a montré son aisance dans un rôle plus reculé, en soutien de Angel, par sa capacité à aimanter des ballons et orienter en relais court.

« Ce onze ne signifie pas que ce sont ces joueurs qui vont jouer en Europe. Vous devez doser et donner des minutes, car un calendrier très serré est à venir. Tout le monde est excité », a conclu le boss du Geta. Autant de nouvelles rassurantes pour un Bordalàs devant défier Mallorca, Valencia et le FC Barcelona les prochaines semaines.

CaraHierra

 

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