Sevilla FC 2019-2020 : Commencer par éviter le crash

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¡Furia Liga! vous fait découvrir les équipes de la Liga 2019/2020. Séville repart quasiment d’une feuille blanche avec le duo Julen Lopetegui-Monchi à sa tête. Parviendront-ils à compenser les départs de Pablo Sarabia et Wissam Ben Yedder ? Nervión débute la saison dans l’inconnu.

Fondation : 1890

Stade : Ramón Sánchez-Pizjuán (42.500 places)

Hymne 

Président : José Castro Carmona

Classement 2018/19 : 7e

Entraîneur : Julen Lopetegui (52 ans, ESP)

Crédits : El País

Qui ne connaît pas Julen Lopetegui ? Le défi de l’entraîneur basque sera que l’on ne parle plus de ses déboires lors de la prochaine saison. Si tout le monde s’accorde à dire qu’il est un bon entraîneur, toutes ses expériences en club ont terminé en queue de poisson. Séville n’étant précisément pas le club le plus stable de Liga, il y a de quoi se faire du souci. Mais il n’est pas dans l’intérêt des Sévillans de virer pour la deuxième fois saison de suite un entraîneur en cours d’exercice. Il est grand temps qu’un entraîneur dure plus d’une saison du côté de Nervión ; cela n’a plus été le cas depuis le départ d’Emery en 2016.

Reste que si les résultats ne suivent pas rapidement, Lopetegui sera à coup sûr critiqué. Les fantômes du passé seront remis au goût du jour. Monchi a personnellement parié sur l’ex entraîneur du Real Madrid et c’est aussi la réputation sans bavure du directeur sportif qui est en jeu.

 

L’équipe

Comme d’habitude, une salve de départs et d’arrivées ont eu lieu à Séville. Disons-le d’emblée, les pertes de Sarabia et Ben Yedder sont trop grandes pour être comblées dans l’immédiat. Avec de tels départ, on en vient presque à oublier certaines arrivées excitantes comme celles de Joan Jordan et Oliver Torres. Lucas Ocampos n’est pas en reste non plus. Lopetegui devrait avoir ainsi tout le loisir d’aligner son système préférentiel, le 433.

Alors que du côté de l’attaque on compte tout de même des talents confirmés malgré les pertes susmentionnées et malgré la kyrielle de nouveaux arrivants, c’est du côté de la défense que les inquiétudes sont plus grandes. À commencer par le poste de milieu défensif : à l’heure actuelle que vaut Fernando, l’ex de Manchester City, acheté à Galatasaaray cet été ? Et Nemanja Gudelj, l’autre milieu centre, arrivant de Chine ? On peut aussi se poser la question du niveau individuel de Jules Koundé ou Diego Carlos. Il y a de fortes possibilités qu’ils progressent et atteignent un rendement tout à fait satisfaisant, comme il existe de fortes possibilités que leurs passages soient ratés. La méthode Monchi, c’est du 50-50.

La bonne nouvelle c’est que le style de Lopetegui « protège » les défenseurs en initiant le jeu sans ballon par un pressing en camp adverse. De cette façon, les arrières sont moins dans la nécessité de réaliser des exploits avec récurrence.

Départs : Max Wöber (RB Salzburg), Gabriel Mercado (Al Rayyan), Nicolás Pareja, Maxime Gonalons (Roma, r.p.), Ibrahim Amadout (Norwich), Marko Rog (Naples, r.p.), Pablo Sarabia (PSG), Paulo Henrique Ganso (Fluminense), Borja Lasso (Tenerife), Quincy Promes (Ajax), Aleix Vidal (Alavés, p.), Wissam Ben Yedder (Monaco), Luis Muriel (Atalanta),

Le joueur à suivre : Jesús Navas (33 ans, ESP)

Jesús Navas n’est ni jeune ni prometteur. Néanmoins, l’Andalou revit depuis la saison passée. Repositionné en tant que latéral ou extérieur (en 352) par Pablo Machín depuis l’automne 2017, il est à nouveau percutant. Exit le joueur qui recevait les ballons arrêtés et savait de moins en moins de quoi en faire, bienvenue ce nouveau Navas qui est difficilement arrêtable une fois lancé.

Dans une équipe en pleine construction, son expérience sera aussi utile que sa contribution offensive. S’il arrive à maintenir une production de la qualité de celle de la saison passée, il réglera une partie non négligeable des défis de son équipe en camp adverse. Il est impossible de proposer une espèce de jeu de position sans latéraux à l’aise en attaque et en ce sens, Lopetegui tient son homme. Il faut aussi pointer du doigt qu’avec Banega et Vaclik, il constitue l’un des seuls joueurs dont on est certain qu’il sera au niveau, quoi qu’il arrive. Et partir avec des certitudes pour le projet de ce Séville-là, c’est de l’or en branches. Tout paraît si nouveau et incertain dans cette équipe…

Le canterano à suivre : Bryan Gil (18 ans, ESP)

Bryan Gil n’a que 18 ans mais il compte déjà 11 matches de Liga à son compteur. L’ailier gauche a régulièrement disposé d’une poignée de minutes en fin de match lors de la saison passée. À son poste, la concurrence sera rude. Séville a l’habitude de doubler ou tripler certaines positions. Nolito est sur le déclin (voire sur le départ), ce qui n’est évidemment le cas ni de Munir ni d’Ocampos, qui peut éventuellement jouer à gauche. Dans le football professionnel, rien n’est offert et c’est encore moins le cas lorsqu’on joue dans un club de la magnitude de Séville. D’ailleurs, peu sont les canteranos à avoir émergé ces dernières années au Sánchez Pizjuan. Mais les petits ailiers virevoltants aux crochets courts, qu’est-ce qu’on les aime en Espagne !

L’effectif 

Gardiens

Tomáš Vaclík (CZE), Sergio Rico (ESP)

Défenseurs

Sébastien Corchia (FRA), Sergi Gómez (ESP), Simon Kjær (DAN), Daniel Carriço (POR), Sergio Escudero (ESP), Nico Pareja (ARG), Guilherme Arana (BRA), Joris Gnagnon (FRA), Jesús Navas (ESP), Jules Koundé (FRA), Diego Carlos (BRÉ), Sergio Reguilón (ESP), Guilherme Arana (BRÉ).

Milieux

Éver Banega (ARG), Jesús Navas (ESP), Franco Vázquez (ARG), Alejandro Pozo (ESP), Óliver Torres (ESP), Joan Jordan (ESP), Nemanja Gudelj (SER), Fernando (BRÉ), Roque Mesa (ESP)

Attaquants

Bryan Gil (ESP), Nolito (ESP), Carlos Fernández (ESP), Munir (ESP), Lucas Ocampos (ARG), Munas Dabbur (ISR), Luuk de Jong (PB), Rony Lopes (POR)

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