SD Eibar 2019-2020 : Ça repart encore pour Mendilibar

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¡Furia Liga! vous fait découvrir les équipes de la Liga 2019/2020. Plus petit club basque engagé en Liga, Éibar est un vrai poil à gratter, surtout dans son antre d’Ipurua. José Luis Mendilibar, coach emblématique des Armeros, est l’âme de cette équipe qui peut atteindre l’Europe en fin de saison. 

Fondation : 1940

Stade : Ipurua (7.000 places)

Hymne

 

Présidente : Amaia Gorostiza

Classement 2018-2019 : 12e

Entraîneur : José Luis Mendilibar (56 ans, ESP)

Les saisons passent et José Luis Mendilibar devient une figure emblématique de la Liga. À. L’intensité de ces harangues sur la touche n’ont d’égal que l’intensité du pressing d’Eibar, statistiquement le meilleur d’Europe (le petit terrain d’Ipurua aide bien). À coup sûr, il créditera les spectateurs de quelques séquences mythiques sur la touche cette saison. Son message et son 442 auraient pu s’épuiser avec le temps, mais ils conviennent si bien à ce petit club, qu’il n’en est rien.

Mendilibar est l’exact opposé d’un Julian Nagelsman : pas de grande utilisation de la technologie, pas de football 24 heures sur 24, « Ceux qui passent 16 heures au centre d’entraînement, certains d’eux entre eux apprécieront, mais j’ai bien l’impression que d’autres le font pour le show. Et le fait d’être sur le banc avec une oreillette car en haut de la tribune il y a supposément quelqu’un qui voit mieux le jeu que toi, sincèrement, ça ne me dit rien. Je préfère les sensations au pied du terrain » déclarait-il en novembre pour El País. À Eibar, les salaires sont bas, les installations des joueurs ressemblent à celles d’une vieille colonie de vacances et on reste traditionnel. À Mendilibar, ça lui convient mieux que personne.

L’équipe

Tout en maintenant une ligne directrice, Eibar s’est adapté à ses figures offensives ces dernières années. Si le maintien du pressing fait peu de doutes, le degré de verticalité du jeu armero est sujet à davantage de questions. S’il faudra continuer à arroser en centres la surface dans laquelle se retrouvera le grand Sergi Enrich, reste à voir de quel côté ceux-ci viendront. À gauche, le retour d’Inui devrait enlever à Cote le rôle de pourvoyeur de ballons pour les attaquants, au profit d’une plus grande capacité à déborder.

À droite en revanche, les inconnues sont nombreuses : ni le poste de latéral ni celui de milieu de couloir n’ont de titulaires certains. Les trois latéraux droits de l’effectif, Tejero, Calavera et Correa n’ont pas de références en Liga. Comme chaque saison, Eibar a fait son marché dans les divisions inférieures (malgré le fait qu’il a encaissé plus de 20 millions lors de ce mercato), ce qui suppose quelques paris. Le départ de Ruben Peña laisse un grand vide. Pour la deuxième saison consécutive, Eibar doit remplacer à ce poste un joueur ayant donné entière satisfaction. Au poste de milieu droit, Pedro León est enfin de retour, après un calvaire de blessures ! Il sera en concurrence avec Orellana, apportant un peu plus de pause au jeu basque. Enfin, reste à savoir comment Mendilibar va palier le départ de Joan Jordan, possiblement son meilleur élément la saison passée. Il sera difficile de trouver un profil si complet au milieu.

Le joueur à suivre : Takashi Inui 

Le Japonais le plus connu d’Espagne est de retour ! Après des passages ratés au Betis et Alavés, Takashi Inui revient au bercail, même pas un an après son départ. Le joueur le plus affectionné par les supporters d’Eibar fera à coup sûr revenir tout un lot de Japonais à Ipurua. Si son retour est réussi, Inui deviendra à coup sûr une icône. Sur le terrain, il apportera son lots de débordements et de crochets vers l’intérieur. Reste à savoir comment le côté droit s’en portera, lui qui s’est débrouillé une année sans le Japonais. Ce transfert fait totalement sens. C’était pourtant également le cas lors de ses mouvements au Betis et à Alavés. La balle est dans le camp du joueur désormais.

Le canterano à suivre : aucun

Contrairement à ses voisins de l’Athletic, de la Real Sociedad et même d’Alavés, Eibar n’est pas encore réputé pour sa politique de formation. La raison réside sans doute dans le fait que le club est trop jeune à ce niveau de la compétition pour pouvoir lutter face aux politiques de captation des rivaux. Arrivé à 13 ans chez les Armeros, Ander Capa est certainement la plus belle réussite en la matière mais il a finalement rejoint l’Athletic dont il a porté le maillot entre 2002 et 2005. A l’heure actuelle, Eibar peut espérer récupérer des joueurs des alentours qui n’ont pas franchi le cut. C’était le cas notamment de Dani García qui avait dû quitter la Real Sociedad pour gagner du temps de jeu en Segunda B, ou Xabi Alonso en son temps.

Effectif

Gardiens 

Marko Dmitrovic (SER), Yoel Rodríguez (ESP)

Défenseurs 

Iván Ramis (ESP), Anaitz Arbilla (ESP), Paulo Oliveira (POR), José Ángel « Cote » (ESP), Jordi Cavalera (ESP), Pedro Bigas (ESP), José Antonio Martínez (ESP), Esteban Burgos (ARG), Rubén Lobato (ESP), Álvaro Tejero (ESP), Roberto Correa (ESP)

Milieux

Gonzalo Escalante (ARG), Rubén Peña (ESP), Pedro León (ESP), Fabián Orellana (CHI), Pablo Hervías (ESP), Pape Diop (SEN), Sergio Álvarez (ESP), De Blasis (ARG), Edu Expósito (ESP), Takashi Inui (JAP)

Attaquants

Sergi Enrich (ESP), Kike García (ESP), Charles (BRE), Nano (ESP)

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