La MVP Lucía, une charnière de patronnes et la mauvaise surprise Vilda : les notes d’USA – Espagne (2-1)

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Hermoso (Espagne) but face aux USA

Dans un match très particulier à suivre, la Roja est éliminée au terme d’une partie très pauvre en football. Au milieu des approximations et des coups, deux penalties ont offert les 1/4 aux USA et un retour en Espagne pour les joueuses de Jorge Vilda. Dans ce 1/8 très frustrant où les coéquipières de Hermoso semblaient capables d’accrocher les États-Unis, qui a surnagé qui a déçu ? Voici nos notes.

 

Notes USA Espagne

La MVP : Lucía García

La surprise de cette Roja a impressionné comme lors de sa saison avec l’Athletic. Inspirée, volontaire et surtout déterminante à la récupération, elle a vraiment soufflé le chaud et le froid dans la surface américaine. C’est elle qui a amorcé le pressing et récupéré le cuir qui est transformé en but par Jenni Hermoso. Dans le jeu, une facilité balle au pied intéressante et surtout un coffre salvateur dans le style Vilda. Pas de doute, l’avenir de la sélection passera par elle.

La Patrona : La charnière centrale 

Malgré les deux penaltys dont un premier concédé par Mapi León, la charnière espagnole a tenu son rang et a vraiment fait du bien dans ce huitième et sur l’ensemble de la compétition. Bien sûr, l’Espagne est éliminée mais Irene Paredes et Mapi León ont été vraiment impériales, la première dans un rôle de couverture et d’impact physique quand la deuxième a lancé de superbes relances et a réalisé de magnifiques gestes dans des zones dangereuses. Tout n’est pas à jeter dans ce match, c’est certain. Cette charnière a un très grand avenir.

La (mauvaise) Sorpresa : Jorga Vilda 

Auteur d’un nouveau changement d’approche en avant-match en revenant au 433, le sélectionneur espagnol s’est encore une fois trompé. Son changement à la demi-heure de jeu pour revenir à un 4231 avec Nahikari  García en pointe n’a pas permis d’inverser le cours du match mais a permis d’étaler ses trop réguliers mauvais choix. Tantôt dans la réaction, tantôt paresseux, l’ancien coéquipier de Xavi à la Masia ne convainc personne. La Roja dispose de la meilleure génération de son histoire, a tenu tête aux USA mais sort après une compétition en demi-teinte. L’Espagne est à un tournant mais Vilda peut-il être à la manoeuvre ? Le débat est ouvert.

La Decepción : Leila Ouahabi

Déjà auteure d’une finale de Ligue des champions absolument affreuse, Leila a été dépassée tout du long lors de ce match. Prise dans ce dos sur l’action qui amène le premier penalty dès la 5e minute, elle n’a jamais réussi à peser sur la rencontre. Hors du coup, elle n’a même pas essayé d’exister offensivement comme Marta Corredera qui, elle, a eu le mérite d’un peu relever la tête après une entame abyssale.

Benjamin Bruchet 

@BenjaminB_13

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