Tactique / Getafe 3 – 0 Sevilla FC : Comment Bordalás et la VAR ont récupéré la 4e place aux Andalous

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Alors que la course pour l’Europe et la Ligue des Champions fait plus que jamais rage, Séville laisse échapper la 4e place et voit Getafe se rapprocher un peu plus du Graal. Malgré la VAR et encore quelques polémiques sur l’arbitrage, le football de résistance de Bordalás n’a laissé aucune chance aux Andalous , encore trop instables dans leur approche. Retour sur une rencontre qui s’est déroulée sous haute tension.

Un duel n’en est pas un s’il n’est pas accompagné de tensions et de quelques bévues. Avec à la clé la 4e place et la Champion’s, Azulones et Nervionenses se sont livrés une bataille où Bordalás et ses hommes, mais aussi la VAR, en sont sortis vainqueurs. Le football, c’est aussi une histoire de détails. Même si Bordalás n’a pas changé sa philosophie et ses approches tactiques gagnantes avec ses joueurs transformés une nouvelle fois en véritable guerriers, la tendance imposée par l’arbitrage vidéo, clairement décisif en faveur de Getafe, a changé quelque peu l’analyse d’une rencontre en interprétations.

La VAR grande gagnante de la rencontre ?

Pas un week-end de football et de Liga sans que l’arbitrage soit sujet à controverses. En l’espace de dix minutes, entre la 35e et la 45e, le choc entre Getafe et le FC Séville a basculé dans une autre dimension. Accaparés par un plan de jeu solide et par des esprits guerriers, les hommes de Joaquín Caparrós n’ont pas résisté à la pression. Les cartons jaunes se sont accumulés, 4 en l’espace de 3 minutes, à la demi heure de jeu, 6 au total pour Séville, dont un rouge pour Escudero exclu en début de seconde période. Au désespoir de leur coach, El Mudo Vazquez et Sergio Escudero, mains en l’air ont été directement sanctionnés par Mateu Lahoz et la VAR. Volontaires ou involontaires, les deux mains sont punissables, car elles sont également interprétables. Le contrôle a échappé aux Andalous emplis de regrets.

Benjamin Cremel / AFP

Les quelques fulgurances de Mercado ou d’Amadou n’ont pas pu être plus réussies, les Palanganas n’ont pas été dans une position si inconfortable sur la pelouse … jusqu’au tsunami. Alors que l’expulsion de Djené du côté de Getafe aurait pu rééquilibrer les débats sur le terrain dans le dernier quart d’heure de jeu, avec un Quincy Promes entré à la mi-temps apportant un peu plus de largeur, d’élan et de solutions à son équipe, Séville a déjà été vaincu.  Le 3-0 au début de la seconde période a mis fin aux espoirs des Andalous, alors que le doublé de Jorge Molina a alimenté la controverse en raison de sa possible faute sur Simon Kjaer, l’arbitre M.Lahoz quelque peu aveuglé. L’arbitrage a sans doute conditionné la rencontre de l’équipe andalouse, qui à force de changer d’approche et sans idées de jeu claires et sans Sarabia, n’avait peut-être tout simplement aucune chance.

Bordalás à la baguette

Entres toutes ses polémiques, un homme a réussi à se détacher, José Bordalás. Fidèle à son style, Getafe a enduré les tentatives des Sevillistas et, parallèlement, à la manière d’un rouleau compresseur, a consacré ses efforts à écarter son rival en se basant sur le pressing et le placement, fidèle au style de son technicien. Jaime Mata pour trouver les décalages, Hugo Duro (19 ans) pour la fougue, Cabrera latéral pour apporter de l’aide sur son côté, Jorge Molina pour diriger ses coéquipiers et sur tous les bons ballons, los Azulones ont su faire parler leurs qualités.

Malgré son expulsion avant la fin de la rencontre, Djené Dakonam s’est montré essentiel. Djené, avec une défense réduite par les absences de Damián Suárez et Mathías Olivera et de Dimitri Foulquier, s’est érigé en mur de bataille devant les attaques andalouses. Bien que sans profondeur et parfois limité surtout au milieu de terrain, le jeu des Azulones n’en finit plus de surprendre et pourrait bien conduire cette équipe vers les plus hautes sphères du football en Europe.

Soledad Arque-Vazquez

@solearquev

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