Benzema patron, la panenka de Messi sur coup franc, Parejo et un mur brésilien : El Once de Furialiga (J29).

0

Pour cette journée post-trêve internationale, le football a gâté la Liga. Des beaux gestes, des matchs fous et surtout des golazos, beaucoup de golazos. Entre les récitals de Benzema et Aspas, Parejo en chef d’orchestre et un Bustinza de gala, voilà notre onze disposé en 3-4-3 regroupant les meilleurs joueurs de cette 29e journée en Liga. 

Neto (Valencia) : Que dire ? Le Brésilien est une des vraies satisfactions du côté de Valence et peut-être une des seules sur l’ensemble de la saison. Toujours décisif, il maintient en vie son équipe quand cela ne va pas bien comme un phare dans la nuit. Face à Seville, Valence a beaucoup subi mais Neto a été plus que vigilant. Résultat une victoire déterminante pour les Chés qui se rapprochent de la zone Champion’s.

Ba (Rayo Vallecano) : Changement de direction et de style du côté de Rayo. Pour la première de Paco, les Madrilènes ont été solides et inspirés. Le central a été plus qu’important dans cette superbe impression laissée par le club. Très dominateur dans les duels, autoritaire même par moment, Ba pris le pouls des attaquants Beticos et ne leur a laissé que des miettes. Ce but en fin de match laisse quand même un gout d’inachevé pour la suite.

Gimenez (Atleti) : La future idole du Metropolitano a encore joué au flic de service dans la défense de l’Atleti. Fidèle lieutenant de Godin, il prend de plus en plus son envol pour réussir des prestations toujours plus abouties et pleines d’autorité. En plus de ne rien laissé passer face à Alaves, l’Urugayen a apporté devant. Une magnifique partition pour le central amené à représenter fièrement le Cholismo dans la saison à venir.

Bustinza (Leganes) : Unai n’est pas le plus grand ni le plus costaud mais qu’est-ce qu’il est intéressant. Toujours bien placé, très rarement pris à revers sur les ballons aériens il est en plus très intéressant dans les sorties de balle. Son physique ne le laisse que très rarement tranquille, mais quand il est à 100% peu de centraux laissent une aussi bonne impression que Bustinza.

Silva (Leganes) : Le transfuge de Boca n’est pas le meilleur avec ses pieds loin de là. Mais à l’image de son pendant à droite, il est toujours très volontaire et à même d’apporter devant avec ténacité et envie. Face à Getafe, il a bien défendu et en plus a offert une passe décisive. Kravets apporte de le tendresse quand Silva apporte du combat et des tacles. Deux styles totalement différents qui donnent des cartes plus qu’intéressantes à Pellegrino pour la suite.

Parejo (Valence) : Parfait relais de Marcelino sur le terrain, le capitaine néo-international a encore livré une superbe prestation face à Seville. Cette partition comporte deux actes. Tout d’abord, lors du premier quand Valence avait le cuir, Dani a dicté le jeu, organisé et surtout offert une passe parfaite qui a déclenché le penalty transformé par le milieu de terrain. En deuxième acte Valence a reculé mais Parejo a continué d’aboyer sur ses coéquipiers pour que cela reste cohérent. Résultat une victoire 1-0 à l’ancienne mais un match magnifique de Parejo.

Partey (Atleti) : Pas le meilleur face à Alaves, Partey a pourtant livré une prestation complète. Là où il devient intéressant c’est quand on lui permet de provoquer et surtout de se lancer dans de grandes courses. Il a beaucoup tenté, a raté mais a toujours essayé. Pour conclure cette prestation intéressante un but sensationnel en toute fin de match qui rend son match plus que complet.

Keko (Valladolid) : Pas constamment titulaire, Keko est un joueur élégant mais qui manque de constance. Face à la Real, il a été déterminant en début de match quand son équipe a été haut sur le terrain. À la récupération d’un mauvais renvoi de Theo, le milieu excentré a catapulté le ballon au fond des filets. Par la suite il a oscillé entre des contres souvent maladroits mais surtout une superbe activité défensive. Valladolid doit pourtant se contenter d’un nul et c’est rageant.

Aspas (Celta) : Aspas est une légende, une vraie. Face à Villarreal, tout s’est mal passé pour son club. À la mi-temps, son équipe est même mené 2-0 et on voit le Celta déjà en Segunda la saison prochaine. Oui mais voilà quand Aspas est là, tout peut se passer pour le Celta. C’est à l’heure de jeu qu’Aspas met la machine en fonction avec un coup franc absolument sensationnel qui réduit le score. Maxi égalise ensuite et la leyenda se charge de conclure un penalty. Sorti en toute fin de match sous les acclamations de son peuple, Aspas a explosé en sanglots en fin de match. Son Celta n’est pas mort et sa légende ne fait que grossir.

Messi (Barça) : L’extraordinaire devient ordinaire quand Messi est sur le terrain. Pourtant son Barça n’a pas été inspiré face à l’Espanyol mais lui a toujours provoqué et essayé des choses. Il a débloqué le match sur une inspiration sur coup franc bien aidé par la mauvaise lecture de Victor Sanchez. À la 89e profitant d’un super caviar de Malcolm il a tué le match. Une prestation 5 étoiles pour le D10S du football européen.

Benzema (Real Madrid) : Face à Huesca, la Maison blanche a pris l’eau et n’a rien maîtrisé mais le Français a été tout bonnement phénoménale. Absolument partout sur le terrain, il est au départ du premier but, offre une merveille de passe pour Ceballos sur le second et claque une lucarne magnifique pour le troisième, le but de la victoire. KB n’est pas un buteur, ce n’est pas un 10, ce n’est pas un 8 ou un ailier c’est un petit caramel qui égaye très souvent les matchs par des gestes magnifiques.

Benjamin Bruchet 

@BenjaminB_13

Commentaires