Liga – Sergio Gonzalez à Valladolid : Ronaldo, beaucoup de VAR et surtout un maintien

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Sergio Gonzalez et Valladolid étaient clairement les invités surprises de cette Liga 2018-2019. Une promotion encore moins prévisible que la celle de Huesca, ça vous place le niveau des attentes autour des violets avant le coup d’envoi de la saison. Au terme pourtant d’une saison riche en émotions, c’est bien Valladolid qui restera une saison de plus en Primera quand les deux autres promus font l’ascenseur. Retour sur une saison vraiment particulière à tous les étages pour Sergio Gonzalez et Valladolid.

L’été 2018 a été plus que festif du côté de Valladolid. Après avoir assuré une montée qui n’avait rien de prévisible, le club a officialisé l’arrivée de Ronaldo comme actionnaire de Pucela. Une information fêtée comme une victoire pour ce petit club qui était 11e avant la prise de fonction de Sergio Gonzalez. Cette promotion et ce maintien récompense le bon travail de Valladolid qui n’a rien bouleversé après avoir acquis le droit de jouer en Liga. Sergio Gonzalez le gourou qui a réussi deux exploits invraisemblables en l’espace d’une saison est un entraîneur à qui on n’a jamais fait des cadeaux et qui a mis du temps à s’imposer dans un club après son renvoi de l’Espanyol après … un rachat. Pourtant au terme d’une saison où le suspens aura été intense, Valladolid sera une saison de plus en Liga. Retour sur le travail pharaonique de Sergio Gonzalez et de tout un groupe.

Remise en question tactique et scénario loufoque

Sûrement le promu le moins bien préparé à évoluer à ce niveau, Valladolid a dû faire preuve de résilience pour ne jamais lâcher mentalement même quand tout allait de travers. Par exemple, à chaque fois que le VAR était utilisé dans un match du club de Pucela, jamais il n’est allé dans le sens des hommes de Sergio. Nous ne sommes pas là pour expliquer qu’il y a un arbitrage à deux vitesses en Liga mais il est vrai que c’est ce genre de petites choses qui peuvent faire dérailler mentalement tout un groupe. Cependant comme un capitaine de bateau pris en pleine tempête, Sergio a fait le paratonnerre et a toujours focalisé son équipe sur le sportif et rien que le sportif.

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Pour réussir à garder tout son groupe concerné et appliqué, il s’est remis plusieurs fois en questions, preuve de sa bonne lecture du football. Avec un 4-3-3 très défensif, la saison de Valladolid n’avait pas très bien commencé. Après 4 journées de Liga, le club de Pucela n’avait toujours pas marqué un but et donc connu la victoire. Cependant défensivement le club tient la route et n’a encaissé que 2 buts sur ce laps de temps. Il faut pourtant ce rendre à l’évidence, ce rythme n’assurera pas le maintien à Valladolid.

Tout change lors du déplacement à Vigo pour le compte de la 5e journée. Au départ, Sergio aligne le même 4-3-3 défensif et est mené 2-0 très rapidement. Après être revenu à 2-1 mais aussi encaissé un 3e but, Sergio opère des changements offensifs et positionne maintenant son équipe en 4-4-2. C’est un tournant, Valladolid va montrer un visage très séduisant après l’heure de jeu et finir par ramener un point de ce match avec un but dans le temps additionnel. C’est le déclic.

Crédits : El independiante

Après ce nul, Valladolid va enchaîner 5 matchs sans défaite dont 4 victoires toutes acquises avec ce fameux 4-4-2. Sergio reste fidèle à se réputation d’entraîneur défensif mais sait se remettre en question pour le bien de son équipe. Le nul face à l’Espanyol acquis en toute fin de match grâce à un coup franc monumental de Verde marque cependant un nouveau temps d’arrêt pour Valladolid et Sergio. De la 11e à la 32e journée, le club de Pucela ne va remporter que 3 succès et se rapprocher dangereusement de la zone rouge. Sergio se remet en question de nouveau, tente un 4-3-3 avec l’arrivée de Guardiola en janvier. Mais la blessure de Toni Villa tue l’idée très rapidement. On pense même que Valladolid va faire l’ascenseur en fin de saison, la spirale est alarmante.

Retour en grâce avec un 4-4-2 porté par Enes Ünal

Après une nouvelle défaite face à Séville, Sergio relance son 4-4-2 pour affronter Getafe. Le duo Ünal-Guardiola s’entend directement bien et Valladolid pense même tenir la victoire. Un but de Molina à la 96e ne fait prendre qu’un point aux hommes de Sergio mais l’important est ailleurs. Valladolid trouve un second souffle avec ce retour en 4-4-2 et lance parfaitement le sprint final. Entre la 32e et la 37e journée, les violets engrangent 3 victoires pour une seule défaite. Mieux encore, Valladolid assure son maintien après avoir déposé du Rayo une journée avant le terme du championnat. Encore une fois, Sergio Gonzalez a réussi un miracle et est porté en héros dans toute la ville.

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Cependant il sait que sans un groupe à l’écoute et motivé, il n’aurait pas pu réaliser ce nouvel exploit. Après le maintien officiel de son équipe, Sergio a déclaré que ses joueurs méritaient une statut tellement ce qu’ils ont réalisé est grand. La fête encore dans toute les têtes, ce maintien va faire le plus grand bien au club. Ronaldo a maintenant le champs libre pour développer son projet et investir dans ce club qui mérite la Liga. Les projets sont nombreux mais une chose est sûre, Sergio Gonzalez sera encore sur le banc de Valladolid la saison prochaine et c’est totalement mérité.

Benjamin Bruchet

@BenjaminB_13

 

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