Liga – Sevilla-Valencia : Mission “Copa“ au Sánchez-Pizjuán

0
Opposé au Séville FC, dimanche (16h15), lors de la 29e journée de championnat, Valence débute son grand sprint final vers la fin de la saison au Sánchez-Pizjuán. Désormais centenaire, le club espagnol dispose d’une très légère marge d’erreur les prémices d’une saison prochaine avec plus de bouleversements qu’annoncés. En face, Seville joue tout aussi gros dans ce partidazo qui s’annonce bouillant. Présentation d’une confrontation qui sent le souffre par @VLC_Sports

Cette image de voir Valence marcher sur un long fil entre deux falaises est toujours d’actualité. Décevant, moyen et frustrant lors de la première partie de saison, le pensionnaire de Mestalla a redressé la barre depuis janvier. Il marque plus, il est moins prévisible dans ce qu’il produit, mais son équilibre est précaire. Car son ADN n’est pas celui d’une équipe qui doit lutter pendant 38 journées. Son avenir c’est celui d’être une équipe de coupe.

Il a d’ailleurs tous les atouts pour : une défense solide, un gardien qui est décisif (Neto), une capacité à gérer le temps, un supersub, Kevin Gameiro et un patron technique et tactique, Dani Parejo. Et ça marche : le club espagnol rejouera une finale, la première depuis onze ans, en Copa del Rey face au FC Barcelone et il croisera le fer avec Villarreal en quart de finale de la Ligue Europa à la mi-avril. Les matches aller-retour c’est son dada. La gestion de ces rencontres, les temps faibles surtout, est devenu un point fort.

Le match aller a changé le destin des deux équipes

Accroché à domicile à par Getafe il y a quinze jours (0-0), Valence a d’ailleurs raté le coche avant la trêve internationale. Distancés de six points par les Madrilènes, les coéquipiers de Geoffrey Kondogbia ont manqué une opportunité en or de se rapprocher de leur grand objectif de la saison, la 4e place. A dix journées de la fin, ce sont toujours ces six points qui séparent les Chés d’un été sous le signe de la tranquillité. Car les pensionnaires du Coliseum ont trébuché sans gloire devant un Leganés amoindri (0-2). Une chute qu’on n’avait pas vu venir. Mais d’ici fin mai, c’est le mental qui fera la différence. Sur la ligne de départ, on compte six prétendants au petit trône : Getafe, Alavés, Séville, Valence, l’Athletic Club et le Betis. Du beau monde qui se tient dans un mouchoir de poche de 7 points.
Sevilla et Valencia c’est une rivalité, une vraie. Depuis quinze ans les deux clubs se sont joués la place de n.3 derrière le Real Madrid et le FC Barcelone. Puis l’Atlético de Diego Simeone est arrivé. Maintenant, c’est la 4e place qui est en jeu, mais cette 4e place pèse entre 20 et 30 million d’euros. Ces retrouvailles vont se faire dans des circonstances de vases communicants : Sevilla est en chute libre et Pablo Machin en a fait les frais. Valence, lui, n’a perdu que deux rencontres depuis le nul obtenu miraculeusement à Mestalla début décembre (1-1).
Curieusement, c’est ce match qui a été le début de la fin pour la formation andalouse, qui a retrouvé des couleurs avant la trêve en disposant de la Real Sociedad et de l’Espanyol. Valence, malgré quelques secousses, a vécu tout l’inverse et sauvé pour le moment sa saison du centenaire. Mais pour battre les hommes de Joaquín Caparrós, qui n’ont plus que trois points d’avance au classement (43 points contre 40), il faudra se mettre en mode Copa et non en pilotage automatique Liga. Tout sera une question de mental. « Nous allons là-bas pour gagner, mais ce match n’est en rien déterminant », a souligné Marcelino qui devra ensuite se coltiner le Real Madrid à Mestalla mercredi prochain.

Les contours du prochain Valence se dessinent en avril-mai

Si la compétition étoilée ne revient pas à Mestalla la saison prochaine, il y aura du changement. Et du changement important. “Dans tous les cas, des joueurs seront vendus“, a prévenu le président Anil Murthy cette semaine. Le dirigeant du VCF était alors questionné sur le cas de Kang-in Lee, mis au frigo par Marcelino depuis son acte fondateur en 1/4 retour de Copa Del Rey fin janvier. Les attentes qui entourent le prodige sont énormes. Forcément, elles accompagnent le quotidien du club, qui a déjà pensé au futur en recrutant grand nombre d’espoirs (Jorge Saenz, Manu Vallejo, Àlex Carbonell plus Jeison Ramisero et Salva Ruiz).
Beaucoup d’entre eux ne porteront pas le maillot du VCF la saison prochaine, d’autres oui si le club loupe la C1 et la C3. L’image du Valence 2019/2020 va se dessiner dès ce mois d’avril : soit il franchit le cut pour une fin de saison excitante et un été doux, soit il s’auto-condamne à recommencer un nouveau projet. Tous les scénarios ont été étudiés et prévus par Valence. Mais le club a aussi choisi de prendre des risques pour continuer à vivre comme ça. Le droit à l’erreur existe encore, mais il vaut mieux s’en passer. Trop d’opportunités ont été gâchées. Oui, la C1 est à 6 points, mais c’est un énorme écart pour ce Valence qui n’aime plus le championnat. Pour celui qui évolue en Coupe, ce n’est rien du tout.
De son côté Seville avance encore à vue et n’a pas laissé le temps qu’il fallait pour Machin. Préférant trancher dans le vif pour mettre sur la touche Machin comme cela avait été fait avec Berizzo la saison dernière. Caparros ne vient que pour une petite pige, pour sauver le club et surtout lui faire accrocher cette 4e place qui est vitale pour le club andalou. Alors qu’ils avaient tout pour être le prochain grand club espagnol, Seville n’avance pas ou à contre temps, les dirigeants semblant couper des réalités du terrain. Le retour de Machin entretient ce flou, lui qui était parti pour gagner quelque chose revient quelques années après, sans gloire ni fanfare.

Les groupes : Séville sans gardien, Valence retrouve Garay et Roncaglia

Pas mal d’absences du côté des Andalous. C’est principalement au niveau de la cage qu’il y a un problème : Tomas Vaclik, blessé et sa doublure Juan Soriano, suspendue, manqueront à l’appel. Joaquín Caparrós devra donc confier la cage à un pensionnaire du Sevilla Alético, l’équipe B. Ce sera le Colombien Lucho García ou Javi Díaz. Deux hommes de champs indisponibles : Pablo Sarabia et Sergio Escudero.

Quatre absences pour Valence : Cristiano Piccini, Francis Coquelin, Ruben Sobrino et Jaume Domenech, forfait de dernière minute à cause d’un virus. Pas de gros trous dans le groupe amené par Marcelino en Andalousie malgré tout. Deux bonnes nouvelles pour la défense des Chés : le patron Ezequiel Garay effectue son grand retour après un mois et demi d’absence et Facundo Roncaglia revient de suspension.

XI Probables

Seville :

 Valence :

Les chiffres à connaître :

1 – Valence n’est parvenu qu’à s’imposer une seule fois au Sanchez-Pizjuan lors de la dernière décennie. C’était la saison dernière lors de la 27e journée (0-2). Bilan sur cette période : 6 défaites et 2 nuls.

0 – Marcelino est invaincu face au Séville FC depuis qu’ils est aux commandes de Valence. Bilan : 2 victoires (saison 2017/2018) et 1 nul obtenu à Mestalla en décembre dernier (1-1).
5 – Joaquín Caparrós est invaincu depuis qu’il a repris les commandes du club andalou, saison 2017/2018 comprise quand il avait pris la relève de Vincenzo Montella pour terminer la saison. Bilan : 4 victoires, 1 nul. Sa dernière défaite comme entraîneur du SFC remonte au 29 mai 2005 (0-2 face à Malaga).

Valencia Sports 

@VLC_Sports

 

Commentaires