Liga – Les ingrédients d’un espoir retrouvé à Valence

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2019 célèbre les 100 ans du Valencia CF et cette année semble porter bonheur aux Chés jusqu’à présent. Après un début de saison chaotique, les Murcielagos ont débuté l’année sur les chapeaux de roues en enchaînant des résultats positifs, Quels sont donc les facteurs ayant permis ce revirement de situation au point de parler de point d’inflexion à Mestalla ? Valencia-Sports fait un zoom sur cette reconquista valencienne.

On pourrait dire que « quand Parejo va, tout va » : le retour au meilleur niveau du capitaine a permis à toute l’équipe de grandir à ses côtés. Dani Parejo est l’homme qui a tout vécu (il totalise depuis peu 300 matchs en Liga) et qui a renouvelé son contrat jusqu’en 2022. Parejo est le principal artificier et s’inscrit comme le métronome de l’équipe. Tous les ballons passent par le n°10 et c’est donc son état de forme exceptionnel depuis 2 mois qui a transformé le jeu de l’équipe en l’élevant à son plus haut niveau. Le milieu de terrain de Coslada a ébloui par sa justesse dans la circulation du ballon.

« Le problème de l’équipe, tout le monde le connaît » déclarait Marcelino en évoquant le manque d’effectivité en attaque pour expliquer la situation sportive inquiétante.

Il a également fallu un déblocage mental chez les attaquants pour enfin oser et se libérer dans les phases de transition et de finition. Si le nombre 19 est porte bonheur pour l’équipe, c’est également au travers de Rodrigo Moreno. L’attaquant hispano-brésilien régale et nourrit l’équipe dans ses propositions de jeu en trouvant les espaces et en se projetant vers l’avant, aussi bien dans l’axe que sur le côté. L’attaquant n’avait marqué que 2 buts en première partie de saison, mais s’est bien rattrapé depuis la mi-janvier en signant 5 réalisations (dont un triplé à Mestalla contre Getafe), scellant ainsi le retour de la confiance en ligne d’attaque.

Gameiro, Ferran, douceurs de janvier

La même tendance peut être observée chez Kevin Gameiro, qui s’est montré beaucoup plus généreux dans son jeu, apportant des solutions dans les transitions d’attaque. Le Français n’avait inscrit que deux buts et donné une passe décisive en première partie de saison et a su récupérer les bonnes associations avec ses coéquipiers pour améliorer son rendement : résultat 3 buts et 4 passes décisives en un mois. L’utilisation de Ferran Torres sur le flanc a également permis au canterano de récupérer la confiance dont il avait besoin pour déployer son potentiel de verticalité et de vitesse, deux caractéristiques dont l’équipe avait tant besoin en l’absence de Gonçalo Guedes. Le russe Denis Cheryshev a également retrouvé un niveau plus proche de son meilleur rendement grâce à son efficacité dans les duels et une audace face au but lors des derniers matchs disputés.

Invisible pendant six mois, Gameiro a décidé de sortir de sa boîte en ce mois de janvier / Crédits photo : Valenciacf.com

L’infirmerie se vide et le terrain retrouve ses talents

Le poulpe est enfin de retour ! Après une première saison en demi-teinte, soit en méforme complète soit indisponible pour blessure (pendant 13 journées), le poumon de l’équipe a fait un retour remarqué lors deux dernières rencontres (Barcelone et Betis) où il a apporté impact physique pendant 30 minutes, offrant une bouffée d’oxygène à toute l’équipe. Ce retour permettra  l’entraineur de faire des rotations en toute tranquillité à un poste stratégique qu’occupe également Francis Coquelin, qui fait aussi un travail remarquable à ce poste.

La fusée Gonçalo Guedes est sur le tarmac, en attente d’un décollage imminent. L’ailier gauche portugais a également souffert d’une mauvaise condition physique jusqu’à ce qu’il ne puisse plus jouer, après quoi il a subi une opération. Après plus de 2 mois de longue récupération, Guedes est revenu dans le groupe et va pouvoir récupérer du temps de jeu pour apporter la vitesse et percussion. Son retour est d’autant plus nécessaire que l’équipe va retrouver sa troisième compétition, l’Europa League.

Un nouveau bilan qui suscite optimisme à Mestalla

Le bilan comptable des dernières rencontres est en outre excellent : sur les 8 derniers matchs disputés, les Chés totalisent 5 victoires, 3 nuls et 1 défaite, et encore, cette dernière n’a pas empêché la qualification pour les demies finales de la coupe du Roi. Il y a encore peu de temps, Valence ne dépassait pas la barre du 10e poste au classement, l’enchaînement de résultats positifs a permis à l’équipe de faire une percée et de se retrouver à seulement 6 points de la Ligue des Champions. A cela doit également s’ajouter la dynamique quelque peu négative de certains rivaux directs comme le FC Seville, qui peut encore nous laisser rêver.

A mi chemin en championnat, à nonante minutes de la finale de coupe et à l’aube de la double confrontation contre le Celtic, les sensations retrouvées permettent d’être optimiste pour la suite de la saison. Les blanquinegros peuvent se donner les moyens de remonter un classement non figé et tenter, pourquoi pas, de remporter un titre national ou européen.

VLC Sports 

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