Liga – Les notes d’Atlético 1-3 Real Madrid : Casemiro XXL, Modric masterclass et El Cholo peu inspiré

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Ça c’est qu’on appelle un derbi ! Dans un Wanda Metropolitano incandescent, le Real Madrid a réalisé un très grand match pour s’adjuger le titre officieux de patron de la capitale. En dépit d’un Antoine Griezmann décisif en 1re période, l’Atlético n’a pas eu le répondant suffisant pour répondre au défi physique imposé par les Vikingos qui s’emparent de la 2e place de la Liga au détriment de l’eterno rival. Qui a été le MVP, le Patrón, la Decepción et la Sorpresa ? Voici les notes du derbi madrileño !

Atlético de Madrid

 

Real Madrid

 

El MVP : Casemiro

Une fois qu’on a dit que Casemiro a des parpaings à la place des pieds et qu’on sort des clichés que reste-t-il ? Un joueur qui a inscrit une chilena, a ratissé, distribué, cassé les lignes (et quelques chevilles). En somme, tout ce qui a manqué à l’Atlético dans l’entrejeu en l’absence de Rodri. Match immense tout simplement. Ça ne changera rien à sa réputation mais quand il est aussi prédominant, le Real Madrid change de couleur.

El Patrón : Luka Modric

Quand le Ballon d’Or évolue à un tel niveau, il devient artistique. Distribution, précision, lucidité, farandole d’exter’ pied droit, le Croate a été royal, au point qu’on se demande s’il n’est pas à un niveau supérieur à celui de 2018. Pura clase y masterclass. 

La Decepción : Diego Simeone

On aurait pu évoquer Álvaro Morata, Josema Giménez ou Thomas Partey mais dès l’annonce du XI de l’Atlético, on se demandait bien pourquoi El Cholo laissait Rodri sur le banc (a priori pour des douleurs physiques ressenties contre le Betis). Sans sa sentinelle, cadre du jeu colchonero, l’Atleti n’a pas fait le poids contre Casemiro et Modric. Une nouvelle fois, l’animation offensive a été lacunaire et Antoine Griezmann ne peut pas tout faire. Face au conservatisme de l’ancien numéro 14, Santiago Solari a lui joué pour gagner, lançant Gareth Bale au meilleur des moments avec réussite. Les Indios ont achevé cet eterno derbi avec plus de doutes que de certitudes.

Las buenas Sorpresas : Vinicius Jr et Sergio Reguilón

Certes, il est sorti avant l’heure de jeu, certes il a fait de mauvais choix mais il en faut du cran pour s’attaquer à la paire Diego Godín-Josema Giménez. Et à force d’essayer, il a fait craquer l’une des meilleures charnières d’Europe. Car c’est bien le Brésilien qui a fait basculer le match en provoquant la faute de pupille de Giménez juste avant la mi-temps. Il manque encore parfois de discernement mais combien de joueurs ont été capables de résister à la pression au Real Madrid à seulement 18 ans ?

Sergio Reguilón n’aura probablement jamais l’impact offensif de Marcelo. En revanche, au niveau défensif, le canterano a démontré qu’il savait tenir la banda izquierda dans un match clef. Solari connaissait le potentiel du joueur au Castilla. Lui donner du temps de jeu était une chose, l’introniser titulaire en était une autre. Et face à la méforme du Brésilien, le numéro 23 profite de chaque apparition pour s’affirmer. Et d’invité surprise, Reguilón s’est transformé en très peu de temps en titulaire en puissance. Une éclosion qui doit donner des idées aux autres pépites de la Fábrica et pousser les cadres à rester à un haut niveau de jeu car la relève guette déjà sans complexe.

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