Previa C1 / Juventus – Valencia CF : Rien à perdre, beaucoup à gagner

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Deux victoires et deux porterías a cero consécutives en Liga, le Valencia CF reste convalescent mais va mieux. Au pied du mur en Ligue des Champions, les Blanquinegros se déplacent chez les Bianconeri de la Juventus. Pour espérer disputer une finale contre Manchester United à Mestalla, le club che a l’obligation de l’emporter chez le champion d’Italie, à l’image des Red Devils de José Mourinho.

C’est bien la 1re fois que l’afición che a maudit Juan Mata. Son coup franc parfait contre la Juventus lors de la 4e journée de la Ligue des Champions a amorcé le comeback improbable de Manchester United sur la pelouse du finaliste de l’édition 2017. Ce succès improbable a condamné le Valencia CF à un double exploit: battre la Juventus chez elle puis terrasser les Red Devils à Mestalla en décembre. Vaste programme.

Santi Mina employé du mois

Si le Valencia CF avait tenu la même forme que la saison dernière à pareille époque, on aurait pu être tenté d’y croire. Or, depuis le mois d’août, si les hommes de Marcelino perdent peu (2 défaites en Liga et 1 en C1), ils ont du mal à gagner (3 succès en Liga, 1 en C1). Pour se rassurer, le club che peut se convaincre que ses deux dernières victoires domestiques (1-0 contre Getafe, 3-0 contre le Rayo) témoignent d’un regain d’envie. Le standing est bien inférieur à l’adversaire de ce jour mais la confiance revient petit à petit dans la capitale du Turia. Et pour cause : Marcelino semble avoir trouvé son duo d’attaquants. Tout arrive ! Sans génie mais avec une bonne dose de hargne, Santi Mina a dépassé Kevin Gameiro et Michy Batshuayi dans la hiérarchie. Auteur d’un doublé en Copa contre Ebro, d’un doublé contre les Young Boys de Berne et d’un doublé samedi contre le Rayo Vallecano, le Galicien est en pleine confiance, lui qui a été écarté des terrains pour une blessure au genou après le derbi contre Villarreal. Peut-il devenir le Simone Zaza de Rodrigo Moreno ? C’est encore tôt pour l’imaginer dans la durée, mais l’international espagnol a retrouvé des sensations contre le Rayo en adressant deux passes décisives à son comparse tatoué. C’était le moment ou jamais, car outre la Juventus ce mardi, Valencia se rendra à Santiago Bernabéu samedi soir pour défier un Real Madrid aux abois.

Appelez-le Francis « Rockelin »

Et si Francis Coquelin mettait Geoffrey Kondogbia sur le banc pour un bon moment ? L’ancien joueur d’Arsenal se fait une place de choix dans le XI de Marcelino et dans le coeur de l’afición. Toujours performant, discret et travailleur, le milieu a envoyé sa blessure au tendon d’Achille aux oubliettes. Contre le Rayo, il a été le pendant parfait de Dani Parejo qui a touché 104 ballons et délivré 96 passes pour seulement 1 perte de balle (source : whoscored). Présent à la récupération et dans le repli, ce double pivot devient la clef de voûte du jeu che. Par exemple, « Rockelin » a remporté 11 duels et récupéré 10 ballons contre le Rayo, tandis que le capitaine en a gratté 13 (source : SuperDeporte). Le grand perdant de l’opération est Carlos Soler qui n’a touché que 45 ballons en 80 minutes sur la banda derecha. Il pourrait même être relégué sur le banc ce soir.

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De Neto à Gayà : la défense, grande satisfaction du début de saison

Expulsé et sorti en larmes de Mestalla, Cristiano Ronaldo a une revanche à prendre. Si Marcelino a considéré en conférence de presse que ce carton rouge provoqué par Jeison Murillo jouera sur la performance du Portugais, il sait en revanche que l’ex-Vikingo va donner beaucoup de travail à sa défense et à Neto, actuel Zamora de Liga : « Cristiano est un footballeur extraordinaire et il ne tiendra pas compte de ce qui s’est passé à l’aller car Valencia ne lui a rien fait : c’est l’arbitre qui l’a exclu. C’est un joueur qui veut gagner, marquer et ce qui l’a distingué des autres, c’est cette ambition démesurée pour devenir meilleur chaque jour. Nous connaissons ses caractéristiques ». D’ailleurs, le Míster blanquinegro ne s’y trompe pas : c’est toute l’armada de la Juve, de João Cancelo à Paulo Dybala qu’il faudra annihiler : « à l’aller, Dybala n’a pas joué, c’était Bernardeschi et il a été le meilleur. Il peut y avoir des différences, mais ils sont tous bons. Dybala est dans un bon moment mais tous les joueurs de la Juventus sont exceptionnels. Ce qui nous préoccupe, c’est ce qui peut se passer au niveau collectif pour essayer de diminuer les capacités de leur bloc ».

Justement, la défense che est le point positif de ce début de saison. Neto (qui revient dans son ancien club), José Gayà et Gabriel Paulista ne déçoivent pas et sont les tauliers du VCF. En l’absence d’Ezequiel Garay, encore blessé, c’est l’ancien Lyonnais Mouctar Diakhaby qui devrait être titularisé, même si Jeison Murillo, dans le XI de départ à l’aller, a été retenu dans le groupe malgré sa disgrâce auprès du coach asturien. Daniel Wass paraît à présent intocable au poste de latéral droit, du moins en Liga. Régional de l’étape, Cristiano Piccini a-t-il une chance de retrouver sa place ? Marcelino ne s’est pas prononcé.

XI possible

SuperDeporte et Marca

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