FC Sevilla – Espanyol : El Partidazo (J12)

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Alerte choc en Liga ! Le 2e se déplace sur le terrain du 3e pour un match qui s’annonce épique. Derrière le choc sportif, un duel de style entre la folie du Sevilla et la solidité et le réalisme de l’Espanyol. Ce match va aussi permettre l’affrontement entre deux entraîneurs jeunes mais totalement éblouissants. Formes récentes et XI probables, c’est le Partidazo. 

Voir Sevilla en haut de l’affiche pour cet exercice 2018-2019 est une demie-surprise. Portés par le génie tactique de Pablo Machin, les Andalous ébouriffent la Liga avec un 5-3-2 très offensif et avec seulement Banega en sentinelle. Cependant voir l’Espanyol dans la peau du 2e de Liga avec le meilleur bilan à domicile est bien plus surprenant. Les Catalans ne se sont pas vraiment renforcés, ont même perdu du monde mais Rubi a permis de faire basculer les Pericos dans une nouvelle dimension. Présentation d’un choc entre deux équipes au style totalement différent.

Séville, créateur d’émotions

En arrivant en Andalousie, Machin a logiquement amené sa défense à 3. Un choix qui stabilise un effectif et permet souvent une relance propre, entre passes courtes et verticalité assumée. Le vrai problème des débuts étaient dans l’animation offensive. Au milieu, Roque et Banega se ressemblaient bien trop et se marchaient dessus. Devant, Vazquez et Sarabia n’arrivaient pas à servir un André Silva bien trop esseulé.

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Après ce constat qui s’est matérialisé par une série de 3 matchs sans marquer en Liga, Machin a dû réajuster son équipe. Pas de changement fondamental, simplement un Vazquez qui descend au niveau de Banega pour faire le lien entre la sentinelle argentine et l’attaque. Sarabia devient le créateur devant et Ben Yedder a pris place aux côtés de Silva. Ce changement va permettre à Seville de devenir une équipe formidable. Énormément de buts marqués dont un 3-0 face au Real et une série incroyable. Les Andalous génèrent un danger permanent et assument un déséquilibre total. On le voit au niveau des stats : une moyenne de 2 buts marqués et plus d’un but encaissé par match. Séville joue un football champagne.

Espanyol, une équipe caméléon

Les Pericos portés par Rubi sont vraiment une des sensations en Liga. Aligné dans un 4-3-3 qui se transforme rapidement en 4-4-2, l’Espanyol enchaîne les performances de haut vol. Dans le jeu, ce n’est pourtant pas révolutionnaire mais la partition écrite par Rubi est totalement assimilée par son effectif. Meilleure formation à domicile, les matchs des Catalans répètent la même routine.

Au début du match, une période plus ou moins longue d’observation où l’Espanyol ne prend pas le jeu à son compte. Aux alentours de la 30e, les Pericos entament une longue période de domination claire et finissent souvent par trouver la faille. Ensuite avec ce premier but déterminant, l’Espanyol ferme quelque peu le jeu et n’est que très rarement mis en danger. Ce qui frappe quand on regarde les hommes de Rubi c’est le sentiment de confiance incroyable que dégage l’équipe. Ils savent qu’ils vont marquer et semblent ne jamais en douter. Quand on voit les derniers but de Borja Iglesias, on remarque un garçon en pleine confiance qui tente des choses et ça réussit. Au niveau des stats encore, l’impression se matérialise : l’Espanyol encaisse moins d’un but par match et marque moins de deux buts en moyenne.

Vivre sans son duo fétiche du côté de Seville

Seville n’a que le 6e bilan à domicile mais n’a perdu qu’une fois. Pourtant pour ce choc, les hommes de Machin vont être privés de WBY et Silva. À eux deux, ils comptabilisent 12 des 22 buts marqués par les Andalous en Liga. L’absence du Français et du Portugais est vraiment inquiétante pour Séville. Sans eux, les sudistes sont amorphes. Muriel n’a pas du tout le même poids et Promes qui va très certainement remplacer Ben Yedder est un des joueurs qui a le plus tiré en Liga sans trouver la faille. Lors du dernier match de Séville, où le XI aligné va ressembler à celui pour ce Partidazo : les Andalous n’ont pas marqué.

Coté Espanyol, aucune absence n’est à déplorer et Rubi pourra donc aligner son XI classique. En plus de l’absence de son duo fétiche, Séville devra faire sans Kjaer derrière.

XI probables

Sevilla 

Espanyol

Benjamin Bruchet 

@BenjaminB_13

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