Previa C1 / Real Madrid-AS Roma : Maintenir les Giallorossi sous l’eau

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Le Real Madrid retrouve sa compétition et reprend le fil de sa dynastie en C1, face à un adversaire qui a été la surprise de l’année dernière, disposant notamment du Barça dans une double confrontation de folie. Ce match va peser lourd. La Roma est en très mauvaise forme et les Merengues pas si maîtres de leur sujet. Mais ce sont les clubs qui vont se battre pour la première place du groupe. Présentation d’un choc déjà déterminant.

Le Real Madrid a un rêve : gagner une 4e Ligue des Champions de suite, une 5e en six ans, au Wanda Metropolitano, dans l’antre de l’eterno rival. Situé à quelques kilomètres du centre d’entraînement et du musée des Vikingos, le stade des Indios va accueillir la finale de cette édition 2018/201919 de la C1 et la perspective de gagner un nouveau titre, d’écrire encore l’histoire et de rappeler comme à Lisbonne ou à Milan que l’Atleti n’est rien à côté du Real Madrid fait saliver Florentino Pérez. Pourtant sans son gourou Zinedin Zidane et sa star Cristiano Ronaldo, le ciel semble se couvrir.

Au niveau des formes récentes, la balance penche  fortement vers la Maison Blanche : 10 points sur 12 pris en Liga, une identité de jeu qui commence à prendre forme et une confiance grandissante quand, en face, la Roma gagné qu’un match de Série A sur 4. La Real Madrid semble disposer d’une fenêtre de tir idéal pour prendre de l’avance sur l’adversaire le plus redoutable du groupe sur le papier. Cependant tout n’est pas rose, loin de là.

Ne pas se souvenir de 2008

Les confrontations entre le Real Madrid et la Roma sont plutôt récentes. La première remonte à 2001 et les stats sont largement en faveur des Espagnols. Sur 10 matchs officiels, le Casa Blanca en a remporté 5 pour 3 défaites. Sauf que deux des trois défaites ont été à domicile et que l’année 2008 est encore dans les têtes des supporters, pour la simple et bonne raison que c’est la seule fois de son histoire que la Roma a sorti les Merengues en remportant sa double confrontation en 1/8 de finale.

C’était la période où le Real Madrid ne passait plus les quarts. Encore une fois, lors de cette huitième année de ce deuxième millénaire, les Vikingos allaient subir leur malédiction, pour la 4e fois de suite. Pourtant en championnat, les hommes de Bern Schuster étaient en forme, leaders de la Liga avec un Ruud van Nistelrooy buteur et des flèches comme Robinho ou Arjen Robben pour donner du cœur à tout ça. Malgre la défaite 2-1 au Stadio Olimpico, tout le monde étaiet pourtant confiant pour les Espagnols, sauf que rien ne marchera comme prévu.

Tout d’abord, la feuille de match : de nombreux Madridistes manquent à l’appel. Sergio Ramos, Robben, Van Nistelrooy, Christof Metzelder et Javier Saviola sont absents. L’entraîneur allemand fait des choix avec notamment la titularisation de Michel Salgado et Guti et le XI a tout de même fier allure. Mais les Vikingos ne réussissent pas à emballer le match. Ils tiennent le cuir, ne sont pas vraiment pas inquiétés durant une demi-heure mais pas grand-chose ne se passe. C’est là que l’équipe de Luciano Spaletti commence à prendre le dessus. Les contres giallorossi sont de plus en plus virulents et dangereux. La Bestia Julio Baptista est bien trop seule à bouger côté merengue. Le score final est sans appel : 2-1 pour la Roma avec un but sur le gong de Mirko Vucinic.

Un Real Madrid plus fort avec le ballon mais moins fort mentalement ?

Mais pourquoi parler de ce match ? Tout simplement parce que la physionomie pourrait y ressembler. La Roma la saison dernière avait joué la carte de l’attaque rapide contre le Barça et ça lui avait réussi. Face à un Real Madrid qui a l’ambition de tenir le ballon et de vivre avec, la faculté à exploiter la moindre perte de balle et la profondeur seront déterminantes. Surtout qu’on l’a vu ce week-end face à l’Athletic, le Real Madrid peut perdre le fil et se laisser prendre dans son dos.

« Ils ont dit qu’il était impossible de remporter 2 Ligues des Champions de suite, on l’a fait 3 fois » Sergio Ramos, modeste.

La saison dernière, avec Zidane, l’impression de maîtrise était très grande. Elle se matérialisait cependant par une attitude mentale, comme si le Real Madrid sentait que les buts allaient venir. On l’a vu il y a quelques jours dans un reportage diffusé par Real Madrid TV sur la finale de mai dernier, mentalement ils étaient préparés à gagner et ils l’ont fait. Sauf que le calme de Zidane est parti et le totem Cristiano Ronaldo aussi. Exit aussi la possession en U et toute la création offensive reposant sur les transversales de Sergio Ramos. Avec Julen Lopetegui, le Real Madrid veut avoir un style de jeu clair. Sur les premiers matchs, les résultats et les contenus ont été bons. Eusebio Di Francesco en a parlé à El País récemment : « Le Real joue comme le Barça d’antan ». De quoi lui donner des idées ?

Casemiro ou pas Casemiro ?

Seule ombre au tableau de ce début de saison : ce nul ramené de San Mamés avec un Real Madrid dépassé au milieu sans Casemiro. Un résultat pas dramatique dans le fond mais qui renvoie à la Supercoupe perdue face à l’Atleti, où la Casa Blanca a semblé dépassée mentalement. Il n’en fallait pas pour faire enrager la presse madrilène. Reprochant tout et rien à Lopetegui (même la non-titularisation d’Imbula lors de son passage à Porto), l’absence de Casemiro a posé question. Son style avec le ballon ne correspond pas à ce que veut faire l’entraîneur basque. L’ancien sélectionneur de la Roja semble préférer Toni Kroos en sentinelle. Sauf que le 6 de la Seleção est vitale pour l’équilibre des Vikingos. Déjà sous Zidane, ses absences étaient remarquées. Casemiro est ce type de joueur qui nous fait comprendre qu’il est indispensable surtout quand il est absent.

Une surprise côté Roma

Lopetegui qui avait gagné du temps avec ses 3 victoires consécutives en Liga commence déjà à être sous pression. Se renier et mettre Casemiro qui sécurise l’équipe mais n’apporte pas grand chose avec le ballon ou forcer avec Kroos en sentinelle pour tenter d’aller au bout de son idée ? Face à la Roma, peu de chance d’avoir de surprise. L’objectif de la saison est clair : la victoire, même si l’ancien du Rayo a martelé que l’objectif était la Liga. Pourtant, Marco Asensio en grande forme devrait laisser sa place à un Isco beaucoup moins lumineux en ce début de saison. Lopetegui est entre deux eaux. Ses premiers choix vont être des marqueurs importants pour la suite. Le poste de gardien pose question et on ne sait pas comment Keylor et Courtois vont se partager les matchs.

Côté italien, la donne est différente. Toujours dans l’optique de renouveler en profondeur l’effectif ,un tout jeune joueur avec peu de minutes en pro devrait accompagner N’Zonzi et De Rossi au milieu pour remplacer Pastore : Nicolò Zaniolo. Les objectifs pour la Roma sont simples : montrer au monde que le Real Madrid n’est plus invincible et que la 1/2 de la saison dernière n’était pas le fait du hasard.

Les XI possibles du Real Madrid

Mundo deportivo

La Gazzetta

Petite folie

Benjamin Bruchet

@BenjaminB_13

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