Belgique : Thomas Vermaelen et Fernand Goyvaerts, les seuls Belges à avoir joué un Clásico

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Crédits Photos : Mundo Deportivo
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Ils ont tous les deux écrit l’histoire du football belge en Espagne. Tous les deux ont évolué sous les couleurs du FC Barcelone mais un seul a été l’unique belge à avoir joué pour le Real Madrid. Portrait croisé de Thomas Vermaelen et Fernand Goyvaerts, les seuls Diables Rouges à avoir disputé un Clásico.

23 décembre 2017. Thomas Vermaelen disputait son premier Clásico avec le maillot du FC Barcelone. Arrivé en 2014 en provenance d’Arsenal, il fut le deuxième joueur belge de l’histoire en presque 50 ans à revêtir le maillot Blaugrana. Le premier, et pour l’instant son seul compatriote a avoir réalisé cela, porte le nom de Fernand Goyvaerts. Le défenseur central et le milieu offensif sont des joueurs totalement différents mais qui pourtant partagent un point commun : celui d’avoir été les deux seuls Belges à avoir goûté à l’ivresse d’un Clásico.

Fernand Goyvaerts est le seul Belge à avoir marqué l’histoire du championnat espagnol. Celui qui est surnommé «El Rubio Belga», « Le Belge blond» n’a pas tardé à se faire remarquer dans la péninsule ibérique. En 1962, il devient le premier Belge à intégrer un grand club espagnol, le FC Barcelone. Milieu offensif de grand talent, il effectue un début de carrière tonitruant. Goyvaerts s’était fait un nom au Club Brugge KV en inscrivant le penalty synonyme de montée en Eerste Klasse en 1959. Une première division que le club brugeois n’a d’ailleurs plus quitté depuis. Pendant trois saisons et en jusqu’en 1965, le regretté Diable Rouge a décidé de se frotter aux plus grands d’Espagne avec le maillot du Barça.

Crédits Photos : REPRO WIM DE GOETHEM

Arraché à son pays pour seulement 125 000 euros à l’époque, Goyvaerts a pourtant eu du mal trouver ses marques en Catalogne. Opposé au trio sud-américain Luis Cubilla, Cayetano Ré et Juan Seminario, le Belge avait peu de temps de jeu en équipe première.

« Seulement deux joueurs étrangers pouvaient être alignés, et les autres pouvaient jouer car ils avaient des origines espagnoles. je n’avais pas de chance, ma grand-mère était polonaise » Fernand Goyvaerts

Patient, travailleur mais aussi surnommé « l’enfant terrible », Goyvaerts finit par s’imposer la saison suivante, sous les commandes de Ladislao Kubala et réussit à devenir le meilleur joueur étranger du championnat espagnol. Un titre qui lui a valu les faveurs du club rival, le Real Madrid. De 1965 à 1967 il devient alors l’unique joueur Belge à avoir évolué sous les couleurs du maillot Merengue. Un passage historique malheureusement ternie par de nombreuses blessures alors que les Vikingos de Paco Gento remporte la 6e Coupe d’Europe des clubs champions en 1966.Le joueur est donc contraint de changer d’horizon. Il s’engage par la suite avec Elche qui vient d’engager Alfredi di Stéfano comme entraîneur puis l’OGC Nice, avant de revenir à ses premières amours, au Brugge KSV. En sélection, il compte seulement huit passages, avant de jouer un rôle clé dans les venues de Daniel Amokachi et Jean-Pierre Papin au Club Brugge. Goyvaerts est décédé le 5 avril 2004, à Bruges.

Deux joueurs, deux mesures

Thomas Vermaelen n’a pas connu les mêmes débuts que son compatriote en Liga. Souvent blessé, le défenseur central a mis deux saisons à montrer de bonnes sensations. Pourtant, dans son club précédent, comme son compatriote avant lui, il avait réalisé des exploits. A Arsenal, le jeune joueur faisait figure de force tranquille. Avec les Gunners, dès son arrivée en 2009, il a enchaîné les matchs (12 sur les 13 premiers en championnat) et enfilé les buts (4 en championnat, 1 en Ligue des champions). Jamais auparavant un nouvel arrivant n’avait réussi pareille performance. Malgré une première saison réussie et une place dans le onze de l’équipe type de Premier League, l’histoire du grand blessé démarre. Une blessure au tendon d’Achille lors d’un match avec la sélection belge en septembre 2010 vient tout d’abord anéantir sa progression en Angleterre, avant un retour convaincant en 2012 en tant que capitaine des Gunners. Après avoir inscrit 15 buts en 150 matchs en l’espace de cinq saisons, Vermaelen débute son histoire quelque peu chaotique avec le Barça.

Crédits Photos : CC Commons

Plusieurs fois blessé même pendant son prêt à l’AS Rome en 2016, le défenseur belge peine à entrevoir son avenir sereinement, jusqu’à ce que le destin s’en mêle. C’est en profitant cette fois des blessures de ses coéquipiers que cette saison, Thomas Vermaelen entrevoit de vraies lueurs d’espoir. Il a enchaîné dix matches consécutifs toutes compétitions confondues, dont huit titularisations. À cause de ses blessures à répétition, il n’avait plus enchaîné autant de matchs depuis sa saison… 2012-2013 avec Arsenal. De bonnes performances et une chance qui lui a valu de disputé son premier Clásico, comme un cadeau de Noël avant l’heure. Mais réussira t-il a marqué l’histoire de la Liga comme Goyverts ? Rien n’est moins sûr.

Soledad Arque-Vazquez
@solearquev

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