Le XI de la phase retour de Liga

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La phase retour de cette saison de Liga version 2017-2018 a été étonnante. Si le titre et les 4 premières places étaient quasiment établies dès la fin d’année 2017, d’autres équipes se sont révélées et des visages méconnus ont émergé. Voici notre XI résolument offensif du second acte du championnat.

Mode d’établissement : les rédacteurs de ¡Furia Liga! ont chacun proposé un XI de la phase retour, les plus cités à chaque poste ont été sélectionnés.

Jan Oblak (Atlético de Madrid) : le gardien slovène a encore une fois été infranchissable, dans la lignée de son début de saison. Zamora pour la 3e fois de sa carrière, il confirme match après match son statut de meilleur portero de la Liga. Toujours bien placé, rarement pris en défaut, Oblak a été le meilleur et le plus régulier des joueurs de l’Atlético.

Coke (Levante) : l’ancien capitaine de Séville est arrivé à Levante en catimini en provenance de Schalke, après une expérience allemande marquée par une rupture des ligaments du genou. Grâce à un but en fin de match contre Alavés, il a sauvé les Granotas de la noyade et il a continué sur sa lancée, épaulé par Paco López qui a redonné vie au club d’Oriolls.

Marc Bartra (Betis) : à l’image de Coke, le Catalan est revenu meurtri de son passage au Borussia Dortmund, blessé physiquement et psychologiquement après la tentative d’attentat sur le bus du BVB avant un 1/4 de finale de C1 contre Monaco. Son arrivée au Betis a été le tournant de la saison des Verdiblancos. Malgré la blessure longue durée de Zou Feddal, il a été la clef de voûte de la défense de Quique Setién et le Betis s’est converti en l’une des meilleures arrière-garde d’Espagne.

Clément Lenglet (Séville) : si Séville n’a pas complètement coulé lors du passage calamiteux de Vincenzo Montella, le club hispalense le doit à l’ex-Nancéien. Sur les 6 derniers mois, il a rassuré et confirmé tout son talent, au point qu’il est annoncé chez un grand d’Espagne dans les semaines à venir. A l’image de Marc Bartra, il aurait mérité une sélection pour le Mondial.

Jordi Alba (FC Barcelone) : Ernesto Valverde a relancé la relation privilégiée entre le latéral et Lionel Messi et c’est la plus grande réussite du Txingurri cette saison. Dans la continuité de la phase aller, Alba a retrouvé son dynamisme offensif tout en conservant sa qualité défensive. Certainement l’une de ses meilleures saisons.

Fabián Ruíz (Betis) : il a lancé son année 2018 en inscrivant un superbe but contre Séville lors du Gran Derbi historique remporté 5-3 par le Betis à Sánchez-Pizjuán. Avec une défense stabilisée, il a gagné en autorité et apporté sa qualité de passe vers l’avant. Clairement le futur de l’Espagne au milieu de terrain.

Philippe Coutinho (FC Barcelone) : pour ses 6 premiers mois à Barcelone, le Brésilien a été très convaincant. Estampillé « successeur d’Iniesta », l’ex de Liverpool aurait peut-être dû rester sur les bords de la Mersey vu le parcours des Reds en Ligue des Champions mais cette période d’adaptation est annonciatrice de sa capacité à se muer en joueur du Barça.

José Luis Morales (Levante) : El Comandante a réalisé 3 derniers mois exceptionnels avec Levante. Depuis le début de saison, le capitaine granota n’a jamais renoncé ou compté ses efforts pour sauver son club. Un leader par l’exemple.

Lionel Messi (FC Barcelone) : la perfection au masculin.

Loren Morón (Betis) : canterano sorti du chapeau de Quique Setién un peu par hasard, l’attaquant a inscrit des buts cruciaux qui ont permis au Betis de prendre des points et de remonter au classement. Avec 7 réalisations en 20 tirs, son ratio est impressionnant pour un novice à ce niveau.

Gerard Moreno (Espanyol) : où seraient les Pericos sans leur attaquant ? Complet, capable de marquer, de passer et de créer des décalages, Gerard Moreno n’est peut-être pas l’attaquant espagnol le plus connu hors des frontières mais c’est une référence en Liga.

Entraîneur – Quique Setién (Betis) : proche de la sortie en décembre, l’ancien technicien de Las Palmas a restructuré son équipe avec une défense à 3 dirigée de main de maître par Marc Bartra. Sans jamais renier son football offensif, il a bâti une équipe audacieuse et insouciante. Outre Batra, Fabián et Loren, les Verdiblancos ont pu compter sur l’inénarrable Joaquín, le vétéran Antonio Barragán, le Mexicain Andrés Guardado, le buteur Sergio León et les canteranos Júnior Firpo et Francis. La saison prochaine, ce sera un plaisir de retrouver les Béticos sur la scène européenne.

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