Quand je serai grand je serai un Niño

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A quelques jours de son départ des Colchoneros, Fernando Torres a enfin remporté un titre avec « son » Atlético de Madrid. Hommage au Niño.

Qu’il fut long le voyage Fernando ! Du Vicente-Calderón à la couronne du Dieu Neptune, combien de contrées, combien de stades, combien de buts ? Qu’il fut beau le voyage Fernando, du kop d’Anfield à l’Afrique du Sud en passant par ce but historique en Autriche ! Qu’il fut difficile le voyage Fernando et combien il t’a fallu ramer dans les galères de Stamford Bridge et de San Siro pour retrouver ta maison ! Et combien il fut émouvant ton retour à Manzanares ! Du Paseo de los Melancólicos à Lyon, de la Segunda à ce trophée enfin soulevé tout de Rojiblanco vêtu !

Tes cheveux ont raccourci, tu ne portes plus cette media melana, pendant blond de Paulo Futre. Ta vitesse n’est plus la même malgré ton sens du but inné. Mais ton amour pour l’Atleti est intact. Qu’il fut tortueux le voyage Fernando mais comme Ulysse retrouvant la fidèle Pénélope, tu as triomphé !

Tu l’as tellement attendu ce baiser à Neptune Fernando, des souvenirs des célébrations du doblete en 1996 où tu rêvais d’être l’archer Kiko Narvaez à ce jour où c’est toi qui remplis d’étoiles les yeux des gamins qui voudront devenir El Niño !

Face à cette marée humaine rouge et blanche, le dieu des mers t’a légué son trident pour saluer ton peuple. Tu étais si haut dans le ciel que tu as même pu entendre la voix rauque de Luis Aragonés ! A peine finis-tu ce voyage Fernando que tu prépares le suivant. Mais comme l’Angleterre ou l’Italie, ce ne sera qu’une escale. Car c’est écrit dans le marbre de la statue de Neptune, tu reviendras un jour ou l’autre parmi les tiens. Parmi ce peuple colchonero dont tu es le meilleur fils.

François Miguel Boudet

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