Villarreal – Sergio Asenjo puissance 4

0
Crédits : mundodeportivo.com

Après une quatrième blessure au genou, Sergio Asenjo est de retour, et à son meilleur niveau visiblement. Retour sur un vrai parcours du combattant.

Crédits : mundodeportivo.com

Le 26 février dernier, sur la pelouse du Madrigal, Sergio Asenjo quittait, une fois encore, ses coéquipiers sur civière. Une sensation que la plupart des joueurs ont la chance de ne pas connaître au cours de leur carrière, mais le portier madrilène lui, est habitué. Le ligament croisé qui craque, il l’a connu quatre fois déjà, du haut de ses 28 ans. La première en 2010, lorsqu’il évoluait à l’Atlético, au genou droit, comme les deux suivantes, en 2011 avec Malaga et 2015 avec le Sous-Marin jaune. Celle-ci était sa première blessure du genou gauche. Des accidents à répétition qui l’ont constamment handicapé, l’empêchant probablement de franchir cette frontière entre le statut de gardien référence en Liga et celui de top gardien mondial. Mais à chaque fois, le portier international a su revenir. Un modèle de détermination. Après tout, bon nombre de joueurs peinent à se remettre d’une seule blessure au genou. Asenjo lui, en a surmonté quatre. Les exigences sont forcément différentes – on peut imaginer que le genou est sollicité avec moins de fréquence chez un gardien que chez un joueur de champ – mais c’est surtout au niveau mental que s’est fait la différence.

« Une blessure n’arrive jamais au meilleur moment, mais dans ce cas je crois que j’étais dans le meilleur moment de ma carrière, je m’amusais beaucoup à chaque match. Mais bon, nous sommes sportifs, nous sommes exposés aux blessures. Dans mon cas, j’ai du vivre avec ça pendant toute ma carrière et une fois encore je tenterais de la surpasser. Pendant les premiers moments tu te dis que ça arrive encore, avec tant de mois durs devant toi… Mais à partir de là tu espères que l’opération va se passer du mieux possible et là ça dépend de chacun et du travail qu’il est prêt à abattre pour repartir de l’avant. Beaucoup de coéquipiers m’ont dit qu’ils auraient abandonné à la deuxième ou à la troisième blessure. Moi, j’aime beaucoup ce sport, j’adore être gardien et j’espère qu’à l’avenir je prendrais ma retraite de moi même et non à cause d’une blessure. Je vais essayer de repartir vers l’avant et surtout de me prouver à moi même que je peux redevenir celui que j’étais avant, ça va être une bataille intérieure intéressante », confiait-il à Sphera Sports en avril 2017, après s’être fait opérer de cette quatrième blessure au genou.

« Je suis le gardien que je suis à cause de ses blessures », expliquait-il dans ce même entretien. Du haut de son mètre 98, le portier espagnol a déjà prouvé qu’il n’a rien perdu de ses réflexes et de cette explosivité qui lui permet de se coucher très rapidement pour empêcher le cuir de franchir sa ligne de but. Face à Getafe le week-end dernier, il a notamment stoppé deux penaltys, permettant aux pensionnaires de l’Estadio de la Ceramica de conserver les trois points face à Getafe. Un gardien spectaculaire, sans véritable faiblesses dans son jeu après avoir corrigé ses soucis dans le jeu aérien en début de carrière, un mental à toutes épreuves forcément, et surtout, il dégage une sensation de sérénité et de sécurité à toute épreuve, qui peut même parfois pousser son arrière-garde à trop se relâcher. Cette fin de saison va être décisive pour lui, alors que la position de troisième gardien de la Roja pour le Mondial n’a visiblement pas encore de propriétaire attitré. « C’est un joueur qui a déjà été avec nous et nous le suivons. Ce qu’il a fait après ses grosses blessures a beaucoup de mérite », confiait justement Julen Lopetegui lundi. Espérons que d’ici le mois de mai, les spectres du passés ne feront pas leur réapparition. Mais avec un tel mental, nul doute qu’Asenjo pourrait même surpasser une cinquième blessure qu’on ne lui souhaite évidemment pas…

Commentaires