Chelsea – Morata, Pedro, Alonso, Cesc, Azpi : Aquí se habla español

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crédits : Diario AS

Cela fait plusieurs années maintenant que Chelsea vient piocher des joueurs espagnols, avec plus ou moins de succès. Petit tour d’horizon de l’état de forme actuel des Blues espagnols.

Un propriétaire russe, un entraîneur italien et pléthore de joueur étrangers : bienvenue au Chelsea FC. Depuis que le richissime Roman Abramovitch a racheté le club londonien en 2003, les joueurs étrangers y ont toujours occupé un rôle le prépondérant, notamment les Espagnols. Ils sont neuf à avoir porté la tunique des Blues depuis cette date. Les Albert Ferrer et Quique de Lucas ont cédé leur place à des noms plus ronflants tels que Mata ou Torres. Actuellement, cinq joueurs militent dans les rangs du club londonien.

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Álvaro Morata (25 ans) est le dernier arrivé. Recrue la plus chère de Chelsea devant Fernando Torres, l’ancien du Real Madrid s’est régulièrement illustré durant ses premiers matches sous les ordres d’Antonio Conte. Six buts en sept matches ponctuaient ses premières sorties. Impérial de la tête, son association avec son compatriote César Azpilicueta faisait des merveilles. Puis, après avoir claqué un triplé retentissant contre Stoke City, c’est lui-même qui se claquait. Depuis, encore une blessure, des buts par-ci par-là, et surtout, un nouveau triplé… de ratés contre Arsenal, qui rappellent les heures les plus dures d’El Niño Torres. Dans le jeu, le natif de Madrid a trouvé un acolyte parfait en la personne d’Eden Hazard. Quand les deux combinent justesse technique et talent, les différences créées sur le terrain sont décisives. Et sinon, « Moratowski », comme l’appelle Sergio Ramos, est aussi capable de se procurer lui-même ses occasions, en bon attaquant auto-suffisant qu’il peut être. Des qualités à la pelle mais, pour le moment, tout est encore à prouver pour le joueur espagnol le plus cher de l’histoire… sans oublier que son prédécesseur Diego Costa ne rêve que d’une chose : lui ravir la place de 9 avec la Roja à la Coupe du Monde.

Marcos Alonso (27 ans) a été la surprise du chef de la saison passée. Débarqué à l’été 2016 en provenance de la Fiorentina, il a trouvé une place de choix dans les plans de Conte. Titulaire incontournable dans le couloir gauche, le Madrilène s’est offert quelques moments de gloire en Angleterre, en y remportant le championnat ainsi qu’en marquant quelques buts superbes. Il faut dire qu’Alonso a un pied gauche de choix, et ce ne sont pas les filets de Premier League qui l’infirmeront. Quoi de mieux que de marquer des coup-francs pour émerveiller le Royaume ? Quoi de mieux que de marquer face aux rivaux d’Arsenal et Tottenham pour conquérir le Bridge ? Monté sur sa motocyclette, l’Espagnol parcourt son couloir gauche de fond en comble. C’est toujours plus facile quand un central garde ses arrières. Cela permet par exemple de se retrouver dans la surface adverse pour marquer. Il y a un peu de lui dans le Jordi Alba version Valverde, serait-on tenté de dire. Au-devant d’un engouement, se pose la question de la Selección. Pourtant, son style n’a rien à voir avec celui de l’équipe de Julen Lopetegui. Sans compter que ce n’est pas la concurrence qui manque.

Pedro (30 ans) pour sa part est moins en vue. S’il a beaucoup joué depuis son arrivée en 2015, ce n’est pas pour autant qu’il occupe une place fondamentale dans le schéma de Conte. Bien que son temps de jeu soit conséquent, il est susceptible d’aller faire un tour sur le banc à tout moment. Dans une équipe où le jouer-clé se nomme Eden Hazard, c’est tout naturellement que Pedro joue et travaille pour lui. D’ailleurs, l’ex du Barça n’a jamais été un joueur exubérant. Et pourtant, quel palmarès ! Toujours est-il qu’entre performances anonymisées et en dilettante, Pedro est capable de marquer des golazos venus de nulle part. Depuis son départ, le Camp Nou a connu Neymar et Dembélé, mais personne ne fait autant le bonheur d’un entraîneur comme Pedrito à l’heure de soutenir une idée de jeu avec un système. Mordre la ligne, encore et toujours, en Premier League il ne le fait plus.

Cesc Fàbregas (30 ans) vit une relation compliquée avec Chelsea, bien qu’emplie de bonheur par moments. L’histoire dit qu’il voulait retourner à Arsenal en 2014, chose impossible vu le veto imposé par Arsène Wenger. Alors le Catalan est parti chez l’ennemi et a remporté deux fois le championnat, la première en étant aux premières loges pour assister Diego Costa, la seconde sur le banc, condamné à observer la collusion entre Kanté et Matic visant à détruire les équipes britanniques. Cet été, le Serbe s’en est allé retrouver Mourinho à Manchester. Cesc a donc retrouvé sa place dans l’entre-jeu des Blues, qui sont les premiers à profiter de ses caviars incessants. Sans un milieu défensif à ses côtés, Fàbregas souffre et tout Chelsea aussi. En attendant, il est le deuxième meilleur passeur de l’histoire du championnat anglais, derrière un certain Ryan Giggs.

César Azpilicueta (28 ans) est le dernier de la bande. Qui aurait pu prédire que ce latéral vendu par l’OM en 2012 comptabiliserait plus de 260 matches avec Chelsea six ans plus tard ? Azpi joue tout ce qu’il y a à jouer. En plus, il évolue à tous les postes de la défense, présente des pourcentages de passes réussies impressionnants et porte le brassard de capitaine. Du haut de son mètre 78, il a été placé par Conte dans une défense à trois. Bien loin des profils de David Luiz, Christensen ou Rüdiger, c’est l’homme à tout faire de Chelsea. Reste à savoir comment il s’occupera de Luis Suárez…

Elias Baillif

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