Real Madrid – Barça : la preview du Clasico !

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La Liga nous offre comme cadeau de Noël (bon c’est surtout pour les chinois) un formidable Clasico ! Un affrontement rempli d’histoire et d’anecdotes ayant souvent bouleversé l’Espagne et la Liga. Décryptage de ce dernier Real-Barça de l’année. 

2017 n’a pas été très riche en Clasicos, enregistrant seulement 4 rencontres au compteur, dont celle-ci (on ne compte pas la mascarade en amical). Soit un bilan beaucoup moins généreux que l’année 2012 avec ses 6 affrontements ou l’année 2010 avec ses 7 confrontations. Cependant celui-ci s’avère intéressant sur plusieurs points. Explications.

Le Barca dans le costume inattendu du leader

On avait quitté les Blaugranas la mine basse, battus sèchement 5-1 sur l’ensemble des deux matchs en Supercoupe. On s’attendait à une saison de transition pour les catalans avec l’arrivée de Valverde et des cadres sur la fin. Busquets était dans le creux, Alba à contre temps, Paco Alcacer à la cave, Iniesta en Diaby. Mais voilà, à peine 4 mois plus tard le Barca trône fièrement en tête de la Liga. Aucune défaite, 3 petits nuls et 42 points en 17 matchs : la machine a mis peu de temps à trouver son rythme.

Comment le Barca a pu retrouver si vite ce niveau ? Très simplement, parce que Valverde a tenté de remettre le Barca dans le style qui lui va bien en apportant sa touche. Le 4-3-3 est toujours là mais le jeu est bien différent que sous Luis Enrique. Un Alba avec le couloir rien qu’à lui, quelques fois deux pointes, un Messi encore plus libre, un Paulinho en taureau, Valverde a totalement métamorphosé le Barça. De plus il a réhabilité des joueurs qu’on pensait totalement inutiles aux Catalans, comme Paco Alcacer ou plus récemment Vermaelen. Le chemin est encore long, mais Valverde a beaucoup de ressources tactiques. Son 4-4-2 face aux grosses écuries est une arme de plus pour le Barça.

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Un Real à bout de souffle

Cette première partie de saison n’a pas été de tout repos dans la capitale espagnole. Un Real loin de ses standards habituels, tenu en échec à domicile par Levante, qui perd face au Betis. Zidane a dû bricoler, lancer des jeunes peut-être plus tôt que prévu en plus de composer avec les absences ou les méformes. C’est un fait, le Real avait besoin de souffler, après un an et demi joué tambour battant. En effet, lutter sur une saison face au Barca de Messi est éprouvant, même quand ton adversaire sur le banc est Luis Enrique. L’ultra dépendance d’Isco est une illustration de ce problème collectif qui a frappé la maison blanche.

Habitué à se reposer sur des dépassements de fonction, Zidane a vu ses cadres hors de forme vouloir se rassurer en restant dans leur rôle habituel. Plus de montées rageuses pour Marcelo, Carvajal a eu un petit souci cardiaque, Kroos se contentant de réguler le jeu avec un Modric plus discret qu’à l’accoutumée. Il n’y avait donc qu’Isco pour faire bouger les Vikingos, et c’est bien trop peu. Cependant, sans être foncièrement différent qu’il y à peu, le mois de décembre a fait du bien au Real, avec une démonstration à domicile face à Seville et une Coupe du Monde des Clubs remportée. Surtout, Zinédine Zidane a pu compter sur le retour de blessure de plusieurs joueurs, dont Gareth Bale. Le Real va un peu mieux, mais est-ce suffisant pour être au niveau du Barça ?

Les compositions probables

Pour ce match, aucun absent majeur n’est à déplorer, puisque même Bale va réussir à s’asseoir sur le banc du Bernabeu. De son côté, Valverde ressortira son 4-4-2 comme dans chaque gros matchs qu’il a dû disputer avec le Barça. Ce changement de dispositif lui a plutôt réussi, aucune défaite face à Valence, l’Atleti et même une victoire face à Séville. On notera la présence de Paulinho en retrait des attaquant, un choix logique tant le Brésilien est un aimant à ballons dans la surface adverse. Sa capacité de percussion peut aussi permettre d’user la défense madrilène et d’ouvrir des brèches pour ses coéquipiers. Sergi Roberto sera préféré à un Semedo pas en grande forme. Moins porté vers l’offensive, il va permettre d’aider à la conservation de balle au milieu du terrain.

Coté Real, on aura le droit au XI de gala, à peu près tout le monde revient en forme au bon moment. Ce qui était prévu, vu que le Real est quand même préparé pour être dans se forme optimale en février avec les premières échéances européennes. Cependant quid d’un KB plus du tout en réussite devant les bois ? D’un Isco qui veut peut-être trop en faire ? D’un Marcelo encore trop inconstant ? Les interrogations sont nombreuses coté Real, mais tout est là pour voir un grand match. Le Real était souvent au rendez vous dans ce genre d’affrontement, avec un bilan identique au Barça face aux concurrent direct. Un nul face à l’Atleti et à Valence et une belle victoire face à Seville.

Quelques statistiques

  • Le Real n’a jamais été mené au score à la MT au Bernabéu en Liga cette saison
  • Le Barça a été mené deux fois au score à la MT en déplacement
  • Le Real a déjà perdu une fois à domicile cette saison (vs le Betis 1-0)
  • Le Barça a remporté 4 des 6 derniers Clasicos au Bernabéu
  • Le dernier nul entre le Real et le Barça à Madrid remonte à 2013
  • Le Barça a le deuxième meilleur bilan à l’extérieur en Liga
  • Le Real à la quatrième meilleur bilan à domicile en Liga
  • Le meilleur buteur du Barça en Liga est Messi avec 14 buts
  • Le meilleur buteur du Real en Liga est Asensio avec 4 buts
  • 3 joueurs du Barça sont devant Asensio au classement des buteurs en Liga. Messi, Suarez et… Paulinho
  • Le Barça et le Real ont pris le même nombre points sur les 5 derniers match de Liga. 11 au total
  • Il y a eu 174 Clasicos en Liga. 72 ont été remportés par le Real, 69 par le Barça pour 33 nuls.

Benjamin Bruchet

@BenjaminB_13

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