Jérémy Mathieu dans Marca : “Tu ne sais jamais comment Messi va jouer”

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Mercredi soir, le Sporting CP défie le FC Barcelone au stade Alvalade de Lisbonne. Avant ce match, Jérémy Mathieu a accordé un entretien à Marca. Nous avons retranscrit les réponses de celui qui a été Blaugrana pendant 3 saisons avant de rejoindre les Lions cet été.

Sur ses débuts au Sporting CP : “Je suis très content parce que nous avons gagné tous nos matches et que j’ai joué quasiment tout le temps. Je suis en fin de carrière et je veux en profiter au maximum. Je suis très heureux ici. Je n’ai pas vu une limite mais tout le monde sait que j’ai des problèmes au niveau du talon d’Achille. En ce moment, je me sens bien. Je n’ai pas mal et je veux jouer encore longtemps. Quand ce sera fini, alors j’arrêterai. Pour ma signature, il y a eu un problème avec le Barça au niveau des papiers. On ne pouvait pas dire que j’avais signé, mais ce n’était pas pour passer une période d’essai. C’était fait mais ça a été annoncé officiellement plus tard. Avec tout le respect pour Barcelone, je me sens un peu comme à Valencia : c’est un club très familial. Je m’y sens très bien depuis le premier jour.

La seule chose qui me fasse mal, c’est que les gens disent que j’ai peu joué au Barça

Sur son passage à Barça : “A Barcelone il y a les meilleurs joueurs du monde. J’ai essayé de donner le maximum quand j’étais là-bas. J’ai pas mal joué et j’ai fait du mieux que j’ai pu lors de mes trois années. Les deux premières ont été incroyables pour moi et c’est seulement la dernière qui a été plus compliquée. Mais c’est ainsi qu’est le football. J’ai beaucoup joué, j’ai gagné des titres et la seule chose qui me fasse mal, c’est que les gens disent que j’ai peu joué. Lors de ma première saison, j’ai joué 58% des matches, j’ai marqué des buts importants. La seconde, 53-54%, c’est un peu moins mais c’est bien aussi. La dernière année a été difficile, avec des blessures et le manque de confiance du coach mais bon c’est comme ça, ce n’est pas grave. (…) Je ne dirais pas que c’étaient des amis. Des collègues plutôt. Ça a été incroyable pour moi de partager le vestiaire avec de tels joueurs. Au sein d’un club, je préfère parler de collègues plutôt que d’amis. Ami, c’est un très grand mot. Je parle avec tout le monde mais hors du terrain, je suis quelqu’un très famille, je préfère être avec mes enfants et ma femme.

 

Sur le choix des tireurs de coup franc : “Je ne m’approchais jamais. On savait tous qui allait tirer parce que nous avions le meilleur tireur de coup franc. J’en ai marqué avec le Barça parce que Messi ne jouait pas. Si Messi ou Neymar étaient là, c’était impossible. Comme à Valencia avec Silva, Mata, Villa… Difficile d’avoir une occasion. C’est seulement un problème d’ego. Ici, il n’y a pas ses histoires. Si, par exemple, Bruno Fernandes veut frapper, s’il se sent bien, je lui laisse sans problème. C’est un moment rapide sur le terrain qui dépend de comment tu te sens à cet instant. Rien de plus.

Il y avait toujours quelque chose de mal à dire contre moi

Sur son duel face à Messi : “Pour le moment, le Barça a de bons résultats et il a celui qui fait la différence : Messi. C’est difficile de défendre sur lui parce que tu ne sais jamais comment il va jouer : lui laisser un mètre, ne pas se jeter, attendre qu’il la passe à un autre.

 

Sur les chances de victoire du Sporting CP : “Je ne sais pas. En foot tout est possible. Si nous sommes bien, à 100%, et que nous faisons notre travail, je crois que nous pouvons les battre. Ils sont très forts et favoris mais nous pouvons gagner”.

 

Sur sa fin de parcours au Barça :  “J’ai beaucoup de respect pour mes anciens coéquipiers et pour les supporters. Si je célèbre un but, ce sera pour Bartomeu et Robert Fernández parce que je crois que la manière dont ils m’ont traité a été très dure pour moi. Juste eux deux. Mais c’est comme ça dans le football et actuellement je suis très heureux. Ça ne m’importe déjà plus. Je n’ai pas de problème avec la presse, juste avec le quotidien Sport. Je suis un peu énervé avec eux car chaque fois que j’ai joué, il y avait toujours quelque chose de mal à dire contre moi. Mais bon, c’est comme ça. Le football est un sport d’équipe et quand tu perds ce n’est jamais la faute d’un seul. C’est mon avis. J’ai revu le match contre la Juventus et tout le monde dit que j’ai été le problème. C’est vrai que sur les buts je suis en un contre un et je ne me lance pas, je recule mais après il y a une passe. Ils pourraient demander ce que font Mascherano et Piqué, mais ils ne le font pas. C’est mon opinion. Cette histoire est terminée, je suis passé à autre chose depuis longtemps.

 

Propos traduits par François Miguel Boudet

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