Lopetegui, Piqué, Villa, Xavi : les anecdotes savoureuses du football espagnol #2 – Edition spéciale Roja

Pour ce nouveaux rendez-vous des anecdotes savoureuses du football espagnol, nous avons mis en avant des histoires et curiosités liées à la sélection espagnole, qui jouera ce samedi face à l’Italie (20h45).

Quand Lopetegui a un petit coup de chaud en direct… En juin 2006, Julen Lopetegui est un gardien de but fraîchement retraité, puisqu’il n’avait pris sa retraite que quatre ans plus tôt. Comme beaucoup de joueurs de football, il tente l’aventure de consultant, et il commente donc des rencontres du Mondial allemand sur la chaîne de télévision La Sexta. Jusqu’au jour où, lorsqu’il se prête à une analyse tactique de la composition espagnole, il s’évanouit tout d’un coup. Le présentateur lance la publicité, et au retour, Lopetegui poursuit son analyse comme si de rien n’était. “C’était la première émission qu’on faisait ça, c’était l’année de l’inauguration de La Sexta et ce jour là l’air conditionné ne marchait pas, je portais une veste, j’avais fait du sport avant l’émission et je n’avais pas mangé, tout est devenu noir et je suis tombé. J’ai toujours eu une tension très basse et j’avais déjà eu deux ou trois épisodes de perte de conscience avant, lors d’un mouvement brusque ou de fortes chaleurs, ça m’était arrivé deux mois avant avec mes fils. Les pompiers sont entrés et cinq minutes après, après avoir bu un coca, j’ai continué l’émission. On a fait une série de tests qui ont écarté tout soucis grave”, a-t-il expliqué. On notera qu’une banque avait même repris cet incident finalement sans gravité pour une campagne publicitaire, reversant des fonds à une association caritative !

Source : vidéo

Les œufs frits d’Iker Casillas. 22 juin 2008. Après un match nul 0-0 à l’issue du temps réglementaire puis de la prolongation, l’Italie et la Roja vont se disputer ce ticket pour les demi-finales lors de la séance de tirs au but. Et une fois encore, Casillas a remporté son duel particulier face à Buffon, arrêtant deux tentatives (De Rossi et Di Natale), et étant donc le principal artisan de cette qualification. Le lendemain, tous les joueurs de la sélection profitent de leur jour de repos, sauf un : le gardien madrilène. Luis Aragonés lui offre alors le privilège de choisir le menu du jour, et ce alors que la diète des joueurs de la sélection est extrêmement réglementée, par le docteur Candel notamment. “Je peux vraiment demander ce que je veux ?”, s’étonne alors Casillas. Face à la réponse positive de ses interlocuteurs, le gardien demande simplement “du jambon ibérique, des oeufs frits et des frites”, un vrai classique en Espagne, aussi riche en calories qu’en saveurs ! Un vrai gars du terroir San Iker !

Source : “Los huevos fritos de Iker y otras anécdotas inéditas de La Roja” de Joaquin Maroto et Javier G. Matallanas

Le début de l’idylle Xavi-Aragonés. Dans un entretien accordé au magazine Panenka en mars 2014, Xavi a notamment raconté un épisode qui a eu lieu en septembre 2004, alors que le Catalan n’avait pas été retenu dans les premières listes de Luis Aragonés. “Il m’a convoqué en septembre. Il était là, au centre d’entraînement de la sélection à Las Rozas. Dès qu’il m’a vu il m’a dit ‘Qu’est ce que vous pensiez ? Que ce fils de pute de vieux n’allait pas vous sélectionner hein ?’. Et moi évidémment, j’ai répondu : ‘Non non, je n’ai jamais pensé quelque chose comme ça !’. Il me dit ‘oui oui c’est ça, monte et on parlera après’. Aragonés était comme ça, il te faisais rire, il te prenait par le col, il te faisait monter, il te secouait. Et après tu rentrais dans ta chambre très motivé, a confié la légende du Barça. Le début d’une longue relation, puisque le Catalan est rapidement devenu un titulaire indiscutable en sélection, étant l’un des hommes de mains d’Aragonés. Les deux hommes étaient tellement proches qu’en 2013 en plein milieu des festivités de son mariage, Xavi l’avait appelé pour lui demander des conseils, et le milieu de terrain lui a dédié une superbe lettre d’adieu lorsque le Sabio de Hortaleza est décédé.

Source : magazine Panenka

Lopetegui, témoin de luxe du baptême de David Villa. El Guaje fait partie des nombreux joueurs talentueux à être sortis de l’académie du Sporting dans les années 90 et 2000. Le 12 août 2001, du haut de ses 19 ans, le jeune Villa inscrivait son premier but dans le mythique Molinón avec l’équipe première du club asturien, à l’occasion d’un match amical organisé face au Rayo Vallecano, d’une belle tête croisée. Dans les cages rivales, un certain Julen Lopetegui voyait, impuissant, le ballon filer au fond des filets….

Source : vidéo

 

 

Casillas, souffre-douleur de Piqué. Si Gerard Piqué est habitué aux chambrages et aux trolls en tous genres, certains de ses coéquipiers sont plus victimes du harcèlement du défenseur catalan que d’autres. C’est notamment le cas d’Iker Casillas. Lors d’un Periscope réalisé en mars 2016 par le défenseur barcelonais, en présence du portier de Porto, il a notamment chambré San Iker. “Je vais vous raconter une anecdote les mecs. Un jour, je suis sur l’autoroute direction Madrid, je vois Iker sur la bande d’arrêt d’urgence. Je m’arrête, je lui demande : ‘Iker mec, ta voiture est en panne ou t’as un pneu crevé’ ? Il me dit ‘non j’ai une pièce d’un euro qui est tombée sous le siège, je suis en train de le chercher’, il a démonté le siège pour récupérer l’euro”, expliquait un Piqué hilare, à côté d’un Casillas agacé. En conférence de presse en 2015, il avait raconté une autre anecdote impliquant l’ancien gardien du Real Madrid : “quelques jours avant le 4-0 pris par le Real Madrid au Calderón, Sasha mon deuxième fils est né. Iker et Sara nous ont envoyé des fleurs. Le jour d’avant le match, je l’ai remercié, puis nous avons parlé du match, je lui ait dit ‘vous avez beaucoup d’absences en défense, j’espère qu’ils vont t’en mettre 4. Qu’ils soient imparables, que tu ne sois pas responsable, mais que tu t’en prennes 4’. Et le lendemain, l’Atlético lui en met 4. C’était énorme. Et on en rigole encore, j’ai une relation fantastique avec Iker”.

Source : vidéo

 

 

Commentaires